Chapitre 26, Fiches catastrophes : 27 types en référence rapide
Mode d'emploi. Chaque fiche tient sur deux pages. Imprimez celles qui correspondent aux risques de votre territoire. En situation de crise, ouvrez la fiche, suivez les actions dans l'ordre. Ne lisez pas, exécutez.
Sommaire des 27 fiches
Les fiches sont classées en six familles. Chaque code (A1, B2, etc.) renvoie à la fiche correspondante dans les pages suivantes.
Famille A, Géologique
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| A1 |
Séisme |
Instantané, sans alerte |
| A2 |
Tsunami |
Minutes à heures |
| A3 |
Éruption volcanique |
Heures à jours |
| A4 |
Glissement de terrain |
Quelques heures, parfois sans alerte |
| A5 |
Avalanche |
Minutes (bulletin de risque : quotidien) |
Famille B, Météorologique
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| B1 |
Ouragan / cyclone / typhon |
3 à 7 jours |
| B2 |
Inondation |
Heures à jours |
| B3 |
Vague de froid / tempête de neige |
1 à 3 jours |
| B4 |
Canicule / vague de chaleur |
2 à 7 jours |
| B5 |
Tornade |
Minutes (veille : heures) |
| B6 |
Rupture de barrage / ouvrage hydraulique |
Nul à quelques minutes en aval |
Famille C, Climat / environnement
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| C1 |
Sécheresse |
Semaines à mois |
| C2 |
Feu de forêt |
Heures, parfois minutes |
| C3 |
Invasion de criquets / ravageurs |
Semaines (bulletins FAO) |
Famille D, Industriel / technologique
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| D1 |
Explosion industrielle / accident HAZMAT |
Instantané, sans alerte |
| D2 |
Accident nucléaire / radiologique |
Minutes à heures |
| D3 |
Panne électrique majeure (blackout) |
Instantané, sans alerte |
| D4 |
Accident de transport de masse |
Instantané, sans alerte |
| D5 |
Effondrement de bâtiment (origine technologique : malfaçon, vétusté, surcharge) |
Instantané, sans alerte |
| D6 |
Attentat / violence de masse |
Instantané, sans alerte |
| D7 |
Mouvement de foule / écrasement |
Instantané, sans alerte |
| D8 |
Cyberattaque sur infrastructure essentielle |
Instantané (découverte différée) |
Famille E, Sanitaire
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| E1 |
Épidémie / pandémie |
Jours à semaines |
Famille F, Humain / sociétal
| Code |
Type |
Vitesse d'alerte |
| F1 |
Guerre / conflit armé |
Variable, souvent prévisible |
| F2 |
Réfugiés / déplacements massifs |
Jours à semaines |
| F3 |
Crise alimentaire / famine |
Semaines à mois |
| F4 |
Crise complexe multi-risque |
Variable |
Conseil. N'imprimez pas les 27 fiches. Imprimez seulement les 4 à 6 fiches qui correspondent aux risques cartographiés au chapitre 3 pour votre territoire, et glissez-les dans le kit d'urgence du club.
A1, SÉISME
|
|
| Code |
A1, Famille A : Géologique |
| Vitesse |
Instantané, sans alerte |
| Préavis |
Aucun |
| Durée |
Secondes (impact) + jours à semaines (répliques) |
| Zone touchée |
Locale à régionale, dégâts structurels majeurs, réseaux rompus |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier les bâtiments du club antérieurs aux normes parasismiques
- Stock eau boisson : 3 L/personne/jour × 72 h, minimum vital (standard Sphere complet, 15 L/jour tous usages, voir chapitre 4) + nourriture non périssable
- Former 2 membres aux premiers secours en milieu instable (CERT)
- Points de rassemblement en espace ouvert, loin des bâtiments
- Pré-identifier les ingénieurs en structure dans le réseau membres
- Call-down list depuis un espace ouvert sécurisé
- NE PAS entrer dans les bâtiments fissurés, répliques sans prévenir
- Rejoindre le point de rassemblement, recenser membres présents/manquants
- Évaluer les dégâts depuis l'extérieur uniquement (effondrements, fuites gaz, incendies)
- Couper gaz et électricité si accessible et sécurisé
- Alerter Président + Coordinateur Catastrophes par SMS (réseau vocal saturé)
- Contacter le District : passage en DCA-2 ou DCA-1 selon ampleur, DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- Répliques : Un bâtiment debout peut s'effondrer lors d'une réplique. Jamais d'entrée sans inspection structurelle, même pour récupérer des biens.
- Ruée vers les décombres : Les bénévoles non formés gênent les équipes USAR. Attendre les instructions des autorités.
- Eau du robinet : Canalisations fissurées = eau contaminée. Distribuer uniquement eau en bouteille ou traitée jusqu'à certification sanitaire.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Évaluation zone en binôme, espaces ouverts |
Cuisines collectives sinistrés + secours |
Reconstruction légère (toitures, réparations non structurelles) |
| Cartographier effondrements, axes coupés |
Listes d'attente évaluation structurelle (ingénieurs bénévoles) |
Accompagnement familles vers aides gouvernementales |
| Distribution eau potable d'urgence (canalisations fréquemment rompues) |
Rotations bénévoles (fatigue physique et psychologique) |
Global Grant reconstruction école/dispensaire normes parasismiques |
| Abris plein air (ShelterBox, bâches), pas de réintégration sans inspection |
Appui déblaiement si zone sécurisée, sinon logistique seule |
Documentation photo + financière pour stewardship TRF |
| Lancer DRG (25 000 USD) avec rapport évaluation rapide |
Soutien psychologique : personnes en état de choc |
|
| Contacter ShelterBox (kits abris) + WASH-RAG (latrines) |
Rapport intermédiaire District pour ajuster DRG ou Global Grant |
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Eau, abris, nourriture urgence |
48-72 h |
| ShelterBox |
Tentes et kits survie familles |
Dès J+1 |
| WASH-RAG |
Eau potable, latrines d'urgence |
Dès J+1 |
| DNA-RAG |
Coordination et expertise technique |
Immédiat |
| Global Grant |
Reconstruction école/dispensaire |
3-6 mois |
A2, TSUNAMI
|
|
| Code |
A2, Famille A : Géologique |
| Vitesse |
Extrême (vague : 500 à 800 km/h en haute mer, ralentit à 30-50 km/h près de la côte, NOAA) |
| Préavis |
15-30 min (lointain) à zéro (local) |
| Durée |
2-8 heures (séries de 3 à 7 vagues) |
| Zone touchée |
Côtière, destruction totale zones basses, contamination saline eau douce |
AVANT, Préparation spécifique
- Connaître les zones d'inondation tsunami (cartes officielles)
- Routes d'évacuation vers les hauteurs depuis chaque lieu de réunion
- Former les membres au signal d'alerte tsunami local (sirènes, apps)
- Pré-positionner stocks eau douce embouteillée en altitude
- Dès alerte ou séisme marin ressenti : évacuation immédiate vers les hauteurs, sans confirmation officielle
- NE PAS aller observer la mer, le recul de l'eau annonce la vague
- Point de rassemblement en hauteur : au moins 30 m d'altitude ou au moins 1,5 à 3 km de la côte selon la topographie locale (NOAA, UNESCO IOC)
- NE PAS revenir en zone basse avant la levée officielle de l'alerte par les autorités (souvent plusieurs heures, parfois plus d'une journée ; séries sur 2-8 h)
- Call-down list depuis les hauteurs
- Alerter le District : situation potentiellement catastrophique, DRG anticipé
PIÈGES CRITIQUES
- Curiosité mortelle : Observer le recul de la mer depuis la plage tue. Hauteur et distance sont les seules protections.
- Retour trop tôt : Les vagues secondaires (moins visibles) ont tué des secouristes revenus après la première vague.
- Eau des puits : Même claire, l'eau côtière est contaminée par le sel et les pathogènes pendant des semaines.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Évaluation dégâts après retrait eaux confirmé par autorités |
Distribution alimentaire déplacés |
NE PAS reconstruire en zone côtière basse sans étude officielle |
| Eau douce embouteillée, priorité absolue (puits côtiers salés) |
Appui déblaiement zones sécurisées/séchées |
Global Grant reconstruction infrastructures en hauteur |
| Points distribution en hauteur hors zones inondées |
Récupération documents officiels perdus |
Reconstitution embarcations/équipements pêcheurs |
| Accueil déplacés côtiers en altitude |
Purification eau semi-permanent (WASH-RAG) |
Éducation tsunamis avec écoles locales |
| WASH-RAG : solutions eau douce urgentes |
Surveillance épidémiologique (leptospirose, choléra) |
|
| ShelterBox pour familles sans abri |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Eau douce, abris, nourriture |
48-72 h |
| WASH-RAG |
Eau douce, purification |
Dès J+1 |
| ShelterBox |
Abris familles déplacées |
Dès J+2 |
| Global Grant |
Reconstruction hors zone à risque |
3-6 mois |
A3, ÉRUPTION VOLCANIQUE
|
|
| Code |
A3, Famille A : Géologique |
| Vitesse |
Variable (lente à explosive) |
| Préavis |
Heures à semaines (signes précurseurs : tremblements, dégazage) |
| Durée |
Jours à plusieurs années |
| Zone touchée |
Locale à régionale, lave, lahars, cendres, gaz toxiques (SO₂, CO₂) |
AVANT, Préparation spécifique
- Connaître le plan d'évacuation officiel et les zones d'exclusion
- Stock masques FFP2/N95 (cendres → silicose)
- Identifier cultures et élevages des membres agriculteurs
- Réserve eau embouteillée (cendres rendent eau de pluie acide)
- Suivre les ordres d'évacuation des autorités volcanologiques sans discussion
- Aider les personnes vulnérables à évacuer la zone d'exclusion
- Distribuer masques FFP2/N95 avant l'évacuation
- Fermer volets, portes, ventilation (ralentit pénétration cendres)
- Emporter les animaux ou les libérer, ne pas rester pour eux
- Call-down list depuis zone sécurisée hors périmètre
- Alerter District : durée potentiellement longue, DRG dès J+1
PIÈGES CRITIQUES
- Rentrer trop tôt : Les zones d'exclusion sont scientifiques. Coulées pyroclastiques : 200 à 1 000 °C, vitesse moyenne ~100 km/h pouvant atteindre 700 km/h dans les cas extrêmes (USGS) ; aucune chance d'y survivre.
- Masques insuffisants : Un masque chirurgical ne bloque pas les cendres fines. Seuls les FFP2 / N95 filtrent au moins 94 % des particules de 0,3 µm, ce qui les rend efficaces contre les cendres volcaniques fines (PM2,5 incluses).
- Sous-estimer la durée : Hébergement "quelques jours" alors que l'évacuation dure des mois. Monter Global Grant dès semaine 2.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3 j, mois) |
Relèvement (post-éruption) |
| Centres hébergement évacués (prévoir semaines, pas jours) |
Rotation équipes bénévoles (éruption = mois) |
Décontamination/nettoyage bâtiments |
| Masques respiratoires à tous + populations sous vents dominants |
Nettoyage cendres sur toits (effondrement si > 10 cm) |
Global Grant systèmes eau/irrigation |
| Eau embouteillée (cendres contaminent réservoirs ouverts) |
Eau potable en continu (recontamination à chaque pluie) |
Diversification moyens subsistance agriculteurs |
| Bâcher conteneurs d'eau et citernes |
Appui psychologique : incertitude durable |
Retour progressif et sécurisé |
| Prise en charge animaux d'élevage évacués |
Soutien agriculteurs (cultures restantes, pertes) |
|
| ShelterBox : évacués plusieurs semaines |
Rapport District pour Global Grant |
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Masques, eau, abris évacués |
48-72 h |
| ShelterBox |
Hébergement durable évacués |
Dès J+2 |
| Global Grant |
Infrastructure eau post-éruption |
3-6 mois |
| ESRAG |
Réhabilitation des sols |
Moyen terme |
A4, GLISSEMENT DE TERRAIN
|
|
| Code |
A4, Famille A : Géologique |
| Vitesse |
Instantané |
| Préavis |
Aucun (signes précurseurs possibles : craquements sol, arbres inclinés, eau trouble) |
| Durée |
Secondes (impact) + 24-72 h risque secondaire |
| Zone touchée |
Locale, pentes, zones rurales et urbaines exposées |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier les membres vivant/travaillant sur des pentes à risque
- Connaître les signes précurseurs : craquements du sol, inclinaison des arbres, eau trouble
- Plan d'évacuation rapide pour les zones à risque identifiées
- Alerter les secours officiels en priorité (localisation GPS)
- Périmètre de sécurité : rester à distance des talus déstabilisés et zones boueuses
- Call-down list pour identifier les membres potentiellement affectés
- NE PAS entrer dans la zone de boue sans équipement spécialisé, risque d'enlisement
- Coordonner avec les autorités pour localiser les personnes ensevelies
- Alerter le District : DCA selon ampleur, DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- La boue comme piège : Dense comme du béton frais. Un bénévole s'y enfonce en secondes. Jamais seul, jamais sans corde de sécurité.
- Glissements secondaires : 24-72 h après le principal, la pente reste instable. Nouvelles pluies = nouveaux glissements.
- Reconstruction hâtive : Ne jamais reconstruire sur le site initial sans étude géotechnique officielle.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement |
| Hébergement urgence zones sécurisées hors pente |
Déblaiement axes routiers sous supervision autorités |
NE PAS reconstruire sans étude géotechnique |
| Eau potable (sources locales turbides/contaminées) |
Évaluation stabilité résiduelle terrains |
Global Grant relocalisation familles terrain stable |
| Communication listes personnes manquantes |
Soutien psychologique : deuil, perte logement |
Reboisement/stabilisation pentes (ESRAG) |
| Appui logistique équipes recherche officielles |
Documentation DRG : photos, familles, pertes |
Plaidoyer normes construction zones risque |
| Surveillance météo : pluies = risque accru |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Hébergement, eau, logistique |
48-72 h |
| Global Grant |
Relocalisation, reboisement |
3-6 mois |
| ESRAG |
Stabilisation pentes, reboisement |
Moyen terme |
A5, AVALANCHE
|
|
| Code |
A5, Famille A : Géologique (mouvement de masse neigeuse) |
| Vitesse |
Brutale (déclenchement en secondes ; front à 40-130 km/h pour une avalanche de neige sèche). Échelle européenne du risque d'avalanche (EAWS) en 5 niveaux : 1 faible, 2 limité, 3 marqué, 4 fort, 5 très fort. La majorité des accidents mortels surviennent en niveau 3 (« marqué »), pas en niveau maximal |
| Préavis |
Le bulletin d'estimation du risque d'avalanche (BERA / EAWS) est publié quotidiennement en saison ; le déclenchement lui-même est instantané et sans alerte locale |
| Durée |
Secondes (impact) + fenêtre de survie sous la neige très courte : environ 90 % de survie si dégagement en moins de 15 minutes, chute brutale ensuite (asphyxie, hypothermie) |
| Zone touchée |
Locale : couloirs et pentes de 30° à 45°, villages de montagne, routes et voies ferrées d'altitude, stations. Zones concernées : Alpes, Pyrénées, Andes, Himalaya, Rocheuses, Caucase |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier les membres et les infrastructures du club situés en couloir d'avalanche connu (cartes de zonage municipales, PPRN en France)
- Diffuser la lecture du BERA/EAWS et la règle : un niveau 3 « marqué » est déjà dangereux, ne pas attendre le niveau 4-5
- Équiper les membres exposés du trio DVA (détecteur de victime d'avalanche) + pelle + sonde, et les former à la recherche ; sac airbag pour les plus exposés
- Recenser les moyens locaux : pisteurs-secouristes, PGHM/gendarmerie de montagne, maîtres-chiens d'avalanche, hélicoptère de secours
- Prévoir un point de repli chauffé et un stock de couvertures de survie (l'hypothermie est le second tueur après l'asphyxie)
- Alerter immédiatement les secours de montagne officiels (localisation GPS, nombre de personnes ensevelies présumées)
- Sécurité des intervenants : ne jamais engager de bénévoles sur la pente tant que le risque de sur-avalanche n'est pas levé par les professionnels. Un second départ tue les sauveteurs
- Appui aux secours : le facteur vital est le temps ; laisser les équipes DVA/chiens travailler, fournir logistique, éclairage, réchauffement des victimes dégagées
- Périmètre au pied du couloir, éloigner les curieux de la zone de dépôt (blocs de neige durcie)
- Call-down list pour recenser les membres potentiellement pris ou présents sur zone
- Alerter le District : DCA selon ampleur, DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- La sur-avalanche : après un premier départ, la pente au-dessus reste chargée. Envoyer des bénévoles fouiller à mains nues déclenche souvent un second départ mortel. Attendre la sécurisation par les professionnels.
- Croire qu'on a le temps : au-delà de 15 minutes d'ensevelissement, la survie s'effondre. Le sauvetage utile se joue avant l'arrivée des secours, donc uniquement par des équipés-formés déjà sur place, jamais improvisé.
- Sous-estimer le niveau 3 : la plupart des victimes meurent par risque « marqué », pas « très fort ». Le beau temps après chute de neige n'annule pas le danger.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Appui logistique aux secours (réchauffement, ravitaillement, éclairage) |
Hébergement des habitants évacués des couloirs menaçants |
Accompagnement assurances et aide gouvernementale |
| Soutien psychologique aux familles pendant la recherche |
Réouverture progressive des routes coupées, en lien avec les autorités |
Plaidoyer pour paravalanches et zonage constructible (ESRAG) |
| Aide au relogement des foyers coupés du monde (routes fermées) |
Coordination avec la mairie et les pisteurs sur les fermetures de secteurs |
Global Grant si équipement collectif détruit (école, dispensaire d'altitude) |
| Lancer DRG avec rapport d'évaluation rapide |
Rotation des bénévoles (froid, altitude, fatigue) |
Stewardship photos avant/après |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Relogement, réchauffement, ravitaillement des isolés |
48-72 h |
| Clubs voisins non touchés |
Vallées voisines intactes : relais logistique et hébergement |
Immédiat |
| Fonds du club |
Aide immédiate aux familles endeuillées ou évacuées |
Immédiat |
| ESRAG |
Résilience montagne : paravalanches, reboisement de pente |
Moyen terme |
B1, OURAGAN / CYCLONE / TYPHON
|
|
| Code |
B1, Famille B : Météorologique |
| Vitesse |
Progressive (approche) puis brutale (impact) |
| Préavis |
3-7 jours |
| Durée |
12-48 h (passage) + jours à semaines (conséquences) |
| Zone touchée |
Régionale, vents > 120 km/h, onde de tempête, inondations côtières et intérieures |
AVANT, Préparation (dès alerte, J-3 à J-7)
- Activer le plan d'urgence du club dès l'alerte cyclonique
- Contacter le District immédiatement : DRG soumissible AVANT l'impact (seul cas)
- Alerter DNA-RAG et ShelterBox (pré-positionnement stocks)
- Sécuriser locaux du club, pré-positionner fournitures (eau, bâches, tronçonneuses, générateurs)
- Identifier et contacter les membres en zones côtières inondables
PREMIÈRES 6 HEURES, Pendant la tempête + post-impact
- Rester à l'intérieur jusqu'à fin officielle de l'alerte, NE PAS sortir pendant l'œil
- Maintien contact Coordinateur Catastrophes par SMS, écoute radio
- Dès levée alerte : évaluation dégâts en binôme avec EPI
- Tarping priorité absolue : bâcher les toits endommagés avant pluies suivantes
- Déblaiement axes de circulation (arbres, débris)
- Distribution eau, nourriture, bâches aux foyers les plus touchés
- Signaler au District pour activation DRG
PIÈGES CRITIQUES
- L'œil de l'ouragan : Accalmie de 15-60 min. La tempête reprend en sens inverse. Nombreuses victimes sorties pendant ce calme.
- Toits en premier : Bâcher (tarping) est plus urgent que presque tout. Chaque heure de délai aggrave irréversiblement les dégâts intérieurs.
- Fils électriques : Poteaux tombés et câbles au sol restent sous tension. Ne jamais approcher.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Inventaire besoins par quartier : toits, eau, électricité |
Cuisines collectives (plus de gaz ni électricité) |
Accompagnement assurances/aide gouvernementale |
| Carburant générateurs (frigorifiés, oxygénothérapie) |
Muck & gut avec DAUSA si disponible |
Global Grant reconstruction infrastructure |
| Distribution bâches/eau/nourriture |
Groupes électrogènes familles vulnérables |
Formation construction résistante ouragan |
|
Réparations provisoires (fenêtres, portes, toits) |
Stewardship complet photos avant/après |
|
Rotation bénévoles toutes 48-72 h |
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Avant et après l'impact |
Pré-impact possible |
| ShelterBox |
Bâches, tentes, kits survie |
Dès J+1 |
| DAUSA |
Muck & gut, déblaiement |
Dès J+3 |
| DNA-RAG |
Coordination technique |
Immédiat |
| Global Grant |
Reconstruction infrastructure |
3-6 mois |
B2, INONDATION
|
|
| Code |
B2, Famille B : Météorologique |
| Vitesse |
Rapide (crue soudaine : minutes) ou lente (crue plaine : jours) |
| Préavis |
Minutes à jours selon type |
| Durée |
Heures à semaines |
| Zone touchée |
Locale à régionale, contamination nappes, risques épidémiologiques |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier les membres vivant en zone inondable (PPRI/carte risque locale)
- Stocks comprimés purification eau (chlore), filtres portatifs
- Cuissardes et gants pour équipes d'intervention
- Identifier habitants en rez-de-chaussée/sous-sol pour évacuation préventive
- Évacuation préventive zones inondables identifiées, avant la montée des eaux
- NE JAMAIS traverser à pied : 15 cm d'eau en courant renverse un adulte
- NE JAMAIS traverser en voiture : 60 cm d'eau emporte un véhicule
- Couper l'électricité des habitations en cours d'inondation
- Aider personnes vulnérables (âgées, PMR, nourrissons) à atteindre étages/points hauts
- Call-down list depuis zone sécurisée en hauteur
- Alerter le District : DCA selon ampleur
PIÈGES CRITIQUES
- Eau de crue = toxique : Eaux usées, produits chimiques, débris tranchants, pathogènes. Contact = protection complète (bottes, gants, pas de plaies ouvertes).
- Retours prématurés : Structures fragilisées par saturation, courts-circuits, moisissures toxiques développées.
- Leptospirose : Urine de rongeurs dans les eaux de crue, mortelle. Symptômes 2-30 jours après exposition.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement |
| Eau potable urgence : bouteilles ou traitée |
Pompage/assèchement bâtiments |
Désinfection complète habitations avant réintégration |
| Points regroupement hauteurs + enregistrement familles |
Filtres eau et comprimés purification grande échelle |
Accompagnement évaluation dommages (assurances) |
| Bateaux si disponibles, évacuation isolés |
Nettoyage/désinfection logements (boue, moisissures) |
Global Grant systèmes eau/assainissement |
| Surveillance épidémiologique avec autorités sanitaires |
Surveillance leptospirose (fièvre + douleurs) |
Reboisement, digues communautaires (ESRAG) |
| Kits hygiène (savon, gel, comprimés chlore) |
Désinfection puits/points eau (WASH-RAG) |
|
| DRG pour eau, hygiène, abris |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Eau potable, hygiène, abris |
48-72 h |
| WASH-RAG |
Purification eau, assainissement |
Dès J+1 |
| Global Grant |
Infrastructure eau/assainissement |
3-6 mois |
B3, VAGUE DE FROID / TEMPÊTE DE NEIGE
|
|
| Code |
B3, Famille B : Météorologique |
| Vitesse |
Progressive |
| Préavis |
24-72 heures |
| Durée |
Jours à semaines |
| Zone touchée |
Régionale, hypothermie, gelures, intoxication CO, coupures réseaux |
AVANT, Préparation spécifique
- Stock couvertures de survie, polaires, vêtements chauds (tailles variées)
- Cartographier les personnes âgées seules dans la zone du club
- Repérer locaux chauffés comme centres de réchauffement (salle, gymnase, entreprise membre)
- Kits "froid" : boissons chaudes thermos, bouillotes, couvertures, gants, bonnets
- Sensibiliser sur les dangers du monoxyde de carbone (CO)
PREMIÈRES 6 HEURES, Arrivée du froid
- Ouvrir centres de réchauffement dès le seuil de danger local
- Réseau de voisinage : chaque membre appelle 5 voisins âgés/isolés
- Distribution kits chauds aux sans-abri et personnes vulnérables
- Transport des personnes isolées vers les centres de chaleur
- Alerte CO systématique : jamais de groupe électrogène en intérieur, ni barbecue comme chauffage
PIÈGES CRITIQUES
- CO silencieux : Inodore, incolore, mortel. Interdiction absolue de tout appareil combustion en espace fermé (générateur, barbecue, brasero).
- Personnes âgées : La thermorégulation se dégrade avec l'âge. Une personne âgée peut être en hypothermie sans trembler ni se plaindre.
- Canalisations gelées : L'éclatement provoque des dégâts des eaux au dégel. Anticiper les réparations.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (suite de la vague) |
Après la vague |
| Permanence centres réchauffement 24 h/24 en rotation |
Poursuite vérification quotidienne vulnérables |
Retour sécurisé personnes hébergées |
| Distribution repas chauds (soupe, boissons) |
Coordination pompiers/SAMU hypothermie |
Réparations dégâts eaux (canalisations éclatées) |
| Vérification quotidienne vulnérables (visite matin + soir) |
Aide familles sans chauffage : hébergement alternatif |
Bilan psychologique personnes âgées exposées |
| Aide réparations urgence canalisations gelées |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Matériel réchauffement, hébergement |
48-72 h |
| Réseau membres |
Locaux chauffés, transport |
Immédiat |
B4, CANICULE / VAGUE DE CHALEUR
|
|
| Code |
B4, Famille B : Météorologique |
| Vitesse |
Progressive |
| Préavis |
24-72 heures |
| Durée |
Jours à semaines |
| Zone touchée |
Régionale, décès silencieux personnes âgées, nourrissons, malades chroniques |
AVANT, Préparation spécifique
- Cartographier personnes âgées seules et logements sans climatisation
- Repérer locaux climatisés comme centres de rafraîchissement
- Stock bouteilles eau, brumisateurs, ventilateurs portables
- Connaître les signes du coup de chaleur : confusion, peau sèche/chaude, perte conscience
PREMIÈRES 6 HEURES, Dès dépassement seuil alerte
- Ouvrir centres de rafraîchissement (locaux climatisés club/membres)
- Réseau voisinage : appel ou visite personnes âgées isolées (matin ET soirée)
- Distribution eau potable aux personnes vulnérables immobiles
- Rappel consignes : boire sans attendre la soif, rester à l'ombre, éviter efforts heures chaudes
- Identifier les personnes sous traitement médicamenteux à risque
PIÈGES CRITIQUES
- Mort silencieuse : Décès par coup de chaleur la nuit, logements mal aérés. Les victimes ne demandent pas d'aide. Visite physique indispensable.
- Médicaments aggravants : Diurétiques, antihypertenseurs, antidépresseurs, antiparkinsoniens altèrent la thermorégulation. Personnes sous traitement = risque très élevé.
- Nuit sans rafraîchissement : La température nocturne est le facteur de mortalité le plus déterminant.
ACTIONS PAR PHASE
| Pic de chaleur |
Stabilisation |
Après la vague |
| Permanence centres rafraîchissement + rotation bénévoles |
Poursuite surveillance vulnérables |
Bilan hospitalisés/décédés, rapport District |
| Repas froids/légers (éviter efforts cuisine) |
Coordination autorités sanitaires/SAMU |
Soutien familles endeuillées |
| Transport vulnérables vers centres |
Surveillance accrue nocturne |
Plaidoyer isolation, ventilation, végétalisation |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Eau, ventilateurs, transport |
48-72 h |
| Réseau membres |
Locaux climatisés, bénévoles |
Immédiat |
B5, TORNADE
|
|
| Code |
B5, Famille B : Météorologique |
| Vitesse |
Brutale (impact en minutes ; échelle officielle EF, Enhanced Fujita : EF0 105-137 km/h à EF5 > 322 km/h, NWS) |
| Préavis |
Minutes : veille (« tornado watch ») émise des heures avant, alerte (« tornado warning ») 10-15 min en moyenne, parfois zéro |
| Durée |
Minutes (passage) + jours à semaines (conséquences) |
| Zone touchée |
Couloir étroit (largeur souvent < 1 km, trajectoire de quelques km) ; pic printemps-été en Amérique du Nord (« Tornado Alley », « Dixie Alley »), mais possible partout, y compris en Europe ; projectiles, effondrements, lignes électriques |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier un abri pour chaque lieu de réunion et chaque foyer membre : pièce intérieure sans fenêtre au niveau le plus bas, idéalement cave ou sous-sol ; JAMAIS un mobil-home, même arrimé
- NOAA Weather Radio et alertes cellulaires activées chez tous les membres en zone exposée
- Former les membres à la distinction : « tornado watch » (veille : conditions favorables, rester attentif) vs « tornado warning » (alerte : tornade détectée, s'abriter IMMÉDIATEMENT)
- Kit d'urgence dans l'abri : eau, lampe, radio à piles, casques ou coussins (protection de la tête)
- Exercices d'abri réguliers : le trajet vers l'abri doit prendre moins de 2 minutes
- Call-down list : localiser tous les membres, recenser présents/manquants
- Danger n° 1 post-impact : lignes électriques au sol, fuites de gaz, débris cloutés. Bottes épaisses, gants, ne jamais toucher un câble
- Recherche des victimes organisée AVEC les autorités uniquement, pas d'USAR improvisé dans les décombres (voir fiche D5)
- Périmètre de sécurité autour des structures instables (murs et toitures partiellement effondrés)
- Documentation photo systématique des dégâts pour l'évaluation (DRG, assurances)
- Alerter le District : DCA selon ampleur, DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- S'abriter sous un pont ou un viaduc : piège mortel. L'effet venturi y accélère le vent et les projectiles. En voiture sans abri accessible : fossé, à plat ventre, mains sur la tête.
- Fuir en voiture en zone urbaine ou filmer au lieu de s'abriter : la trajectoire d'une tornade est imprévisible et le trafic bloque. Chaque minute passée à filmer est une minute d'abri perdue.
- Croire que « ça n'arrive pas ici » : faux. Les tornades frappent l'Europe, l'Asie, l'Australie, pas seulement les grandes plaines américaines. La préparation vaut partout.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Tarping priorité : bâcher les toits endommagés avant les pluies suivantes |
Déblaiement coordonné avec les autorités (débris cloutés, EPI) |
Accompagnement assurances/aide gouvernementale |
| Distribution eau, nourriture, bâches sur le couloir d'impact |
Hébergement familles sans logement |
Global Grant reconstruction si équipement collectif détruit |
| Mobiliser les clubs voisins non touchés (zone d'impact étroite) |
Coordination VOAD/autorités pour éviter les doublons |
Plaidoyer pièces sécurisées (safe rooms) et abris |
| Lancer DRG (25 000 USD) avec rapport évaluation rapide |
Rotation bénévoles |
Stewardship complet photos avant/après |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Bâches, eau, hébergement urgence |
48-72 h |
| Clubs voisins non touchés |
Couloir d'impact étroit : les clubs à 20 km sont intacts et mobilisables, LA spécificité tornade |
Immédiat |
| ShelterBox |
Rarement activé pour une tornade localisée ; envisager seulement si destruction étendue |
Dès J+2 |
| Fonds du club |
Aide immédiate familles touchées |
Immédiat |
B6, RUPTURE DE BARRAGE / OUVRAGE HYDRAULIQUE
|
|
| Code |
B6, Famille B : Hydrologique (rupture d'ouvrage : barrage, digue, bassin de rétention minier). Classé en famille B pour l'onde de submersion, mais l'aléa déclencheur peut être technologique (défaut d'ouvrage) |
| Vitesse |
Brutale : l'onde de submersion peut atteindre plusieurs mètres de hauteur et se déplacer à 10-30 km/h en fond de vallée, avec très peu de délai en aval proche |
| Préavis |
Nul à quelques minutes en zone immédiatement aval ; de quelques dizaines de minutes à quelques heures plus bas. Les grands barrages disposent en principe d'un Plan Particulier d'Intervention (PPI) avec sirènes de type « corne de brume » : reconnaître ce signal = évacuer les hauteurs immédiatement |
| Durée |
Minutes (passage de l'onde) + semaines à mois (boue, contamination, destruction des réseaux) |
| Zone touchée |
Vallée en aval de l'ouvrage, sur des kilomètres. Cas des barrages miniers (résidus toxiques) : Brumadinho (Brésil, 25 janvier 2019, rupture du barrage de résidus de Córrego do Feijão, 270 morts), Mariana / Fundão (Brésil, 2015, 19 morts, pollution du Rio Doce). Cas historiques : Vajont (Italie, 1963, vague par glissement dans la retenue, ~2 000 morts), Malpasset (France, 1959, ~420 morts) |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier si le club est situé en aval d'un barrage, d'une digue ou d'un bassin de résidus miniers, et récupérer la carte de la zone submersible (PPI, cartes réglementaires)
- Apprendre à reconnaître le signal d'alerte du PPI (sirène « corne de brume ») et diffuser la consigne unique : gagner immédiatement les hauteurs, ne pas chercher à traverser la vallée
- Repérer à l'avance les points hauts de refuge et les itinéraires d'évacuation vers l'amont des versants
- Pour les bassins miniers : intégrer que l'onde charrie des résidus toxiques (boue de résidus, métaux lourds), prévoir masques, gants, eau propre de décontamination
- Constituer un stock d'eau embouteillée : après une rupture, l'eau des puits et du réseau est massivement contaminée
- Sécurité des intervenants d'abord : ne jamais s'engager dans la zone inondée avant confirmation que l'ouvrage est stabilisé (une rupture peut se poursuivre ou s'aggraver)
- Confirmer que tous les membres en zone submersible ont gagné les hauteurs ; call-down list de recensement
- Alerter et se coordonner avec la préfecture / autorité de sécurité civile qui pilote le PPI ; ne pas court-circuiter la chaîne officielle
- Ne pas entrer dans la boue de résidus (enlisement + toxicité) ; laisser la recherche des victimes aux équipes équipées
- Documentation photo systématique pour l'évaluation (DRG, assurances, responsabilité de l'exploitant)
- Alerter le District : DCA selon ampleur, DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- Retourner trop tôt en fond de vallée : l'onde peut arriver en plusieurs vagues et l'ouvrage endommagé peut céder davantage. Attendre le feu vert officiel de fin d'alerte.
- Traiter la boue comme de la simple crue : pour un barrage minier (type Brumadinho), la boue est toxique et se comporte comme un fluide qui se solidifie ; elle piège hommes et engins. EPI obligatoires, jamais de contact peau nu.
- Eau réputée potable : puits, forages et réseau sont contaminés (bactéries, hydrocarbures, métaux lourds). Ne distribuer que de l'eau embouteillée ou certifiée jusqu'à analyse.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Hébergement d'urgence des évacués sur les hauteurs |
Distribution d'eau potable (réseaux détruits ou contaminés) |
Accompagnement des familles vers les indemnisations (exploitant, État) |
| Distribution eau embouteillée, vivres, kits d'hygiène |
Appui au déblaiement de la boue sous supervision, avec EPI |
Global Grant reconstruction d'un équipement collectif détruit |
| Recensement des personnes manquantes, soutien aux familles |
Soutien psychologique (traumatisme, deuil, perte totale) |
Plaidoyer sécurité des ouvrages et cartographie du risque (ESRAG) |
| Lancer DRG avec rapport d'évaluation rapide |
WASH-RAG pour rétablir de l'eau saine |
Stewardship photos avant/après et suivi financier |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Eau, hébergement, kits d'hygiène d'urgence |
48-72 h |
| WASH-RAG |
Rétablir de l'eau potable en zone contaminée |
Dès J+1 |
| ShelterBox |
Hébergement si destruction étendue en aval |
Dès J+2 |
| Clubs voisins non touchés |
Vallées voisines épargnées : relais logistique |
Immédiat |
C1, SÉCHERESSE
|
|
| Code |
C1, Famille C : Climatique progressif |
| Vitesse |
Très lente (semaines à mois) |
| Préavis |
Indicateurs progressifs (indices végétation, nappes) |
| Durée |
Mois à années |
| Zone touchée |
Régionale, alimentation, eau, bétail, économie rurale, nutrition enfants |
AVANT, Indicateurs d'alerte précoce
- Suivre indices végétation et niveaux nappes phréatiques (indicateurs officiels)
- Identifier communautés agricoles vulnérables dans la zone du club
- Contacts services vétérinaires locaux (premier signal : mort du bétail)
- Évaluation ménages en insécurité alimentaire et hydrique (visite terrain)
- Distribution eau potable villages en pénurie (camions-citernes, coordination mairies)
- Distribution alimentaire ciblée : enfants < 5 ans, femmes enceintes/allaitantes, personnes âgées
- Appui agriculteurs pour semences adaptées sécheresse
- Alerte District pour DRG si > 100 familles affectées
- Contacter WASH-RAG pour solutions eau durables
PIÈGES CRITIQUES
- Attendre trop longtemps : La malnutrition chronique enfants provoque des séquelles irréversibles sur le développement cognitif. Agir dès les premiers signes.
- Distribuer sans cibler : Distributions non ciblées bénéficient rarement aux plus vulnérables. Identifier les ménages prioritaires avec les communautés.
- Négliger le bétail : Souvent toute l'économie d'un ménage rural. La mort du bétail précipite la famine.
ACTIONS PAR PHASE
| Phase progressive |
Phase aggravée |
Relèvement |
| Eau potable urgence villages |
Vivres Contre Travail (VCT) : rémunérer en nourriture |
Récupération eaux pluviales (citernes, diguettes) |
| Alimentation ciblée (enfants, femmes enceintes) |
Soutien vétérinaire urgence bétail |
Formation agriculture économe eau (goutte-à-goutte) |
| Semences adaptées sécheresse |
Surveiller déplacements vers villes (signal aggravation) |
Reboisement zones dégradées (ESRAG) |
| DRG si > 100 familles |
Global Grant forages/citernes |
Base de données zones vulnérables |
| WASH-RAG solutions eau |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Eau et alimentation urgence |
48-72 h |
| Global Grant |
Forages, citernes, irrigation |
3-6 mois |
| WASH-RAG |
Solutions eau durable |
Moyen terme |
| ESRAG |
Reboisement, résilience climatique |
Moyen terme |
C2, FEU DE FORÊT
|
|
| Code |
C2, Famille C : Environnemental |
| Vitesse |
Très rapide (centaines d'hectares en heures) |
| Préavis |
Minutes à heures |
| Durée |
Heures à semaines + résurgence 24-48 h |
| Zone touchée |
Locale à régionale, perte totale biens, fumée toxique longue distance |
AVANT, Préparation spécifique
- Stock masques FFP2/N95 (fumée = particules fines + composés toxiques)
- Identifier membres en zones interface forêt-habitat
- Connaître routes d'évacuation secondaires (principales souvent bloquées)
- Évacuation immédiate à la première alerte officielle, ne pas attendre de voir le feu
- NE PAS prendre le temps de rassembler des biens, quitter immédiatement
- Fermer fenêtres et portes (ralentit fumée et flammèches)
- Couper alimentation gaz des bâtiments quittés
- Porter masque FFP2 dès fumée visible
- Call-down list depuis zone sécurisée hors périmètre
- Alerter le District
PIÈGES CRITIQUES
- Bâtiments carbonisés : La chaleur fragilise béton et métal. Effondrement possible des heures après extinction. Ne jamais entrer sans évaluation structurelle.
- Matériaux toxiques : Feux libèrent amiante, métaux lourds, toxiques. Cendres dangereuses à manipuler sans protection.
- Résurgence : Un feu déclaré éteint peut reprendre 24-48 h après sous l'effet du vent. Ne pas annoncer prématurément la fin de crise.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation |
Relèvement |
| Centres hébergement urgence évacués (durée : semaines) |
NE PAS retourner bâtiments brûlés sans évaluation structurelle |
Global Grant reconstruction équipements collectifs |
| Masques respiratoires (fumée persiste jours après extinction) |
Aide soins maladies respiratoires |
Reboisement adapté (espèces moins inflammables, ESRAG) |
| Eau potable (réseaux fondus/contaminés cendres) |
Coordination autorités permis retour zone par zone |
Formation débroussaillage préventif |
| Récupération documents perdus (état civil, assurances) |
Appui administratif : sinistres, aide gouvernementale |
|
| Soutien psychologique : perte totale biens = choc majeur |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Abris, masques, eau |
48-72 h |
| ShelterBox |
Hébergement évacués |
Dès J+2 |
| ESRAG |
Reboisement adapté |
Moyen terme |
| Global Grant |
Reconstruction collective |
3-6 mois |
C3, INVASION DE CRIQUETS / RAVAGEURS
|
|
| Code |
C3, Famille C : Environnemental (fléau biologique agricole) |
| Vitesse |
Lente à l'échelle de la crise (semaines à mois de montée en puissance) mais destruction locale très rapide : un essaim adulte parcourt jusqu'à 150 km par jour et dévore chaque jour l'équivalent en végétation de sa propre masse |
| Préavis |
Plusieurs semaines si le suivi existe. La FAO gère un service mondial d'alerte sur le criquet pèlerin (Desert Locust Watch) avec des bulletins réguliers ; les phases officielles vont de « rémission » à « recrudescence », « flambée » (outbreak) puis « invasion ». Le passage de la phase solitaire à la phase grégaire est le signal d'alerte majeur |
| Durée |
Une campagne d'invasion peut durer de plusieurs mois à quelques années (plusieurs générations successives) |
| Zone touchée |
Régionale à transfrontalière. Criquet pèlerin : ceinture Afrique de l'Ouest / Sahel, Corne de l'Afrique, péninsule arabique, Asie du Sud-Ouest. Épisode 2019-2021 en Afrique de l'Est (Kenya, Éthiopie, Somalie) : la pire invasion depuis des décennies, menace directe sur la sécurité alimentaire de millions de personnes |
AVANT, Préparation spécifique
- Suivre les bulletins d'alerte de la FAO (Desert Locust Watch) et des services nationaux de protection des végétaux, relayer l'information aux communautés agricoles du secteur du club
- Identifier les zones agricoles et pastorales vulnérables et les cultures à protéger en priorité (céréales, fourrage)
- Former des membres au signalement précoce (géolocalisation des pontes et des bandes larvaires vers les services officiels) : la lutte est efficace sur les larves au sol, très difficile sur les essaims adultes en vol
- Constituer des contacts avec les services agricoles, vétérinaires et les brigades de lutte antiacridienne (qui disposent des pesticides homologués)
- Prévoir le volet nutrition : une invasion se traduit en insécurité alimentaire quelques semaines à mois plus tard
- Signaler tout essaim ou bande larvaire observés aux services officiels de lutte antiacridienne (localisation, taille, stade)
- Sécurité des intervenants : ne jamais participer à un épandage de pesticides sans EPI ni formation. Les produits antiacridiens sont toxiques ; la pulvérisation est réservée aux brigades équipées
- Ne pas laisser consommer les criquets tombés après traitement chimique (risque d'intoxication)
- Appui logistique aux brigades officielles (transport, repérage) plutôt que lutte improvisée
- Recensement des exploitations menacées pour anticiper l'aide alimentaire
- Alerter le District si plus de 100 familles agricoles sont menacées : DRG préparé
PIÈGES CRITIQUES
- Lutte improvisée inefficace : brûler des pneus, faire du bruit ou battre les essaims adultes ne les arrête pas. Seul le traitement précoce des larves au sol par les services équipés est efficace. Concentrer l'effort du club sur le signalement et la nutrition.
- Pesticides mal manipulés : épandage sans EPI, contamination de l'eau et du bétail, consommation d'insectes traités. Laisser la chimie aux brigades homologuées.
- Attendre la famine : la perte des récoltes se transforme en crise nutritionnelle avec quelques semaines de décalage. Préparer la réponse alimentaire dès la perte des cultures constatée, ne pas attendre les premières malnutritions.
ACTIONS PAR PHASE
| Phase montée (semaines) |
Phase destruction (récoltes perdues) |
Relèvement |
| Relais des alertes FAO/services aux communautés |
Évaluation des ménages en insécurité alimentaire |
Distribution de semences pour la campagne suivante |
| Signalement organisé des bandes larvaires |
Alimentation ciblée : enfants < 5 ans, femmes enceintes/allaitantes |
Appui à la reconstitution du cheptel et des stocks |
| Appui logistique aux brigades de lutte |
Vivres Contre Travail (VCT) pour les foyers privés de récolte |
Base de données des zones vulnérables |
| Recensement des exploitations menacées |
Lancer DRG si > 100 familles affectées |
Global Grant sécurité alimentaire (silos, irrigation) |
|
WASH-RAG et appui vétérinaire si le pastoralisme est touché |
Reboisement et gestion des terres (ESRAG) |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Aide alimentaire d'urgence aux familles privées de récolte |
48-72 h |
| Global Grant |
Sécurité alimentaire durable : semences, silos, irrigation |
3-6 mois |
| Clubs voisins non touchés |
Districts épargnés : appui financier et logistique |
Court terme |
| ESRAG |
Résilience agricole et gestion des terres |
Moyen terme |
D1, EXPLOSION INDUSTRIELLE / ACCIDENT HAZMAT
|
|
| Code |
D1, Famille D : Technologique |
| Vitesse |
Instantané (explosion) + propagation nuage (heures) |
| Préavis |
Aucun |
| Durée |
Heures à jours (contamination résiduelle : semaines) |
| Zone touchée |
Locale, zone contamination chimique/biologique/radiologique invisible |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier sites industriels à risque (SEVESO, dépôts carburant, usines chimiques)
- Connaître le plan de secours local (ORSEC-TMD, PPI)
- Identifier membres : médecins, infirmiers, pompiers volontaires, ingénieurs chimistes
- S'éloigner de la zone, le nuage toxique suit les vents dominants
- NE PAS approcher pour "aider" : sans EPI spécialisé, chaque sauveteur = victime supplémentaire
- Mise à l'abri si nuage en approche : fenêtres fermées, ventilation coupée
- Suivre exclusivement les instructions des autorités (pompiers spécialisés, SAMU)
- Call-down list pour localiser membres en zone de danger
- Alerter le District
PIÈGES CRITIQUES
- Réflexe de sauvetage : L'instinct de se précipiter pour aider tue en HAZMAT. Attendre les autorités spécialisées.
- Contamination secondaire : Personnes sorties de la zone doivent être décontaminées avant d'être approchées. Risque pour les aidants.
- Nuage invisible : Certains produits chimiques sont inodores et incolores. Se fier uniquement aux mesures officielles, pas aux sens.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation |
Relèvement |
| Accueil/hébergement évacués hors périmètre |
Coordination retour zones sécurisées |
Soutien psychologique durable |
| Distribution eau, nourriture, hygiène |
Appui familles affectées économiquement |
Plaidoyer sécurité industrielle |
| Soutien psychologique familles victimes |
Suivi médical exposés |
|
| Relai information officielle vérifiée uniquement |
|
|
| Médecins membres : soutien médical évacués |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Hébergement, alimentation évacués |
48-72 h |
| Réseau membres |
Médecins, logistique |
Immédiat |
D2, ACCIDENT NUCLÉAIRE / RADIOLOGIQUE
|
|
| Code |
D2, Famille D : Technologique |
| Vitesse |
Progressive (rejet peut durer jours) |
| Préavis |
Variable (minutes à heures selon type d'accident) |
| Durée |
Jours (accident), années (contamination, déplacement) |
| Zone touchée |
Régionale, contamination invisible, déplacements prolongés (ex. Fukushima : > 15 ans) |
AVANT, Préparation spécifique
- Connaître centrales nucléaires et sites radioactifs dans un rayon de 20 km (zone PPI évacuation FR) à 80 km (zone ingestion étendue, équivalent US NRC EPZ)
- Connaître le plan de distribution des comprimés d'iode stable (mairies)
- Connaître la procédure : mise à l'abri (confinement) vs évacuation selon zones
PREMIÈRES 6 HEURES, Dès l'annonce officielle
- Mise à l'abri immédiate si recommandée : fermer ouvertures, couper ventilation, rester à l'intérieur
- Prendre comprimés d'iode stable si distribués par autorités (protège thyroïde)
- NE PAS sortir pour évaluer, contamination radiologique imperceptible
- Évacuation si ordonnée : routes officielles uniquement
- Call-down list par SMS depuis l'abri
PIÈGES CRITIQUES
- Iode stable vs iode radioactif : Les comprimés d'iode doivent être pris avant ou juste après l'exposition. Ne protègent que la thyroïde, pas contre les autres radionucléides.
- Normalisation prématurée : Pression politique/économique pour un retour rapide en zones encore contaminées. Suivre uniquement les données dosimétriques officielles.
- Nourriture locale : NE PAS consommer eau, légumes, lait locaux non certifiés sûrs par les autorités.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation |
Long terme (mois-années) |
| Aide évacués zones déclarées sûres uniquement |
Information vérifiée uniquement (désinformation = danger) |
Soutien psychologique continu (deuil lieu de vie) |
| NE PAS distribuer nourriture locale non certifiée |
Appui familles démarches administratives |
Global Grant suivi médical populations exposées |
| Soutien psychologique : peur contamination invisible |
|
Projets éducatifs santé communautés déplacées |
|
|
Appui indemnisation |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Aide évacués zones sûres |
48-72 h |
| Global Grant |
Suivi médical long terme |
3-6 mois |
D3, PANNE ÉLECTRIQUE MAJEURE (BLACKOUT)
|
|
| Code |
D3, Famille D : Technologique |
| Vitesse |
Instantané |
| Préavis |
Aucun (tempête, cyberattaque, défaillance cascade) |
| Durée |
Heures à jours |
| Zone touchée |
Locale à régionale, tous systèmes affectés : eau, chauffage/clim, soins, communication, chaîne froid |
AVANT, Préparation spécifique
- Identifier membres/proches dépendants appareils médicaux électriques (dialyse, respirateur, insuline)
- Recenser générateurs disponibles chez les membres
- Identifier un centre communautaire équipable en générateur
- Stock lampes, batteries, bougies
- Priorité vitale : contacter personnes dépendantes appareils médicaux (dialyse, respirateur, insuline réfrigérée)
- Orienter besoins médicaux vers hôpitaux avec groupes électrogènes
- Recenser et prêter générateurs aux personnes vulnérables
- Ouvrir centre communautaire éclairé comme point de rassemblement
- Alerte CO systématique : jamais de générateur en intérieur
PIÈGES CRITIQUES
- CO tue en silence : Générateurs en intérieur = mort. Uniquement à l'extérieur, > 6 m (20 pieds) de toute ouverture (CDC, CPSC).
- Insuline et médicaments thermosensibles : Insuline normalement stable 28 jours à température ambiante < 30 °C (FDA, ADA), mais dégradation accélérée en canicule ou pièce non climatisée. En blackout estival, organiser accès froid sous 48 h pour les diabétiques.
- Eau : Les pompes des réseaux d'eau ne fonctionnent plus. L'eau peut cesser de couler ou perdre sa pression de traitement.
ACTIONS PAR PHASE
| 24 heures |
Au-delà de 24 h |
Retour électricité |
| Contact priorité personnes appareils médicaux |
Chaîne froid : distribuer/stocker médicaments/aliments réfrigérés |
Vérification dégâts équipements électriques |
| Générateurs vers vulnérables |
Lampes, bougies, batteries de secours |
Bilan personnes affectées |
| Centre communautaire éclairé |
Information risques CO |
Rapport District |
|
Coordination livraisons carburant prioritaires |
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Générateurs, carburant, eau |
48-72 h |
| Réseau membres |
Générateurs, locaux, transport |
Immédiat |
D4, ACCIDENT DE TRANSPORT DE MASSE
|
|
| Code |
D4, Famille D : Technologique |
| Vitesse |
Instantané |
| Préavis |
Aucun |
| Durée |
Heures (impact), jours (gestion victimes, familles) |
| Zone touchée |
Ponctuelle, nombreuses victimes simultanées, identification complexe, médias |
AVANT, Préparation spécifique
- Connaître les protocoles ORSEC Novi (nombreuses victimes)
- Identifier locaux disponibles pour accueil familles
- Identifier membres parlant langues étrangères (victimes internationales fréquentes)
- Déclencher secours officiels et rester hors périmètre sécurité
- Appui secours : éclairage, eau, ravitaillement équipes médicales
- Point d'accueil familles victimes : local disponible, bénévoles dédiés
- NE PAS photographier/filmer les victimes (dignité, perturbation secours)
- Soutien psychologique urgence aux survivants non blessés en choc
PIÈGES CRITIQUES
- Afflux bénévoles spontanés : Accident spectaculaire = centaines de bénévoles. Sans coordination, ils gênent les secours. Le club organise et canalise, ne s'y joint pas anarchiquement.
- Médias : Porte-parole unique. Aucune déclaration sur causes ou responsabilités. Ne jamais commenter le bilan officiel.
- Familles non locales : Souvent venues de loin, sans ressources locales. Hébergement, transport, alimentation à prévoir.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation |
Relèvement |
| Coordination CUMP soutien psychologique |
Accompagnement familles démarches administratives |
Soutien psychologique long terme |
| Logistique familles de loin : hébergement, transport |
Aide identification victimes (traduction) |
Cérémonie hommage si approprié |
| Communication District |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| Réseau membres |
Logistique, locaux, traduction |
Immédiat |
| DRG (25 000 USD) |
Si ampleur exceptionnelle |
48-72 h |
D5, EFFONDREMENT DE BÂTIMENT
|
|
| Code |
D5, Famille D : Technologique (origine : malfaçon, vétusté, surcharge, sabotage) |
| Vitesse |
Instantané |
| Préavis |
Aucun |
| Durée |
Secondes (impact), fenêtre survie sous décombres : 72 h |
| Zone touchée |
Ponctuelle, victimes piégées, expertise USAR requise |
AVANT, Préparation spécifique
- Connaître les contacts USAR (Urban Search and Rescue) et GRIMP locaux
- Identifier les bâtiments vétustes dans la zone du club
- Former les membres au soutien logistique des équipes de secours
- Alerter immédiatement les secours officiels avec localisation précise (GRIMP, USAR)
- Périmètre de sécurité strict : les décombres peuvent s'effondrer davantage
- NE PAS tenter de sauvetage sans formation USAR
- Appui logistique secours : éclairage, eau sauveteurs, enregistrement témoins
- Listes personnes potentiellement piégées (aide familles à identifier occupants)
- Call-down list pour identifier membres potentiellement présents
PIÈGES CRITIQUES
- Sauvetages improvisés : Tirer un survivant sans évaluer la stabilité peut déclencher un effondrement secondaire tuant survivant et sauveteur.
- Victimes secondaires : Détresse des familles en attente. Prévoir bénévoles dédiés exclusivement au soutien familles, séparés des équipes logistiques.
- Effondrement en cascade : Les bâtiments mitoyens peuvent être fragilisés. Périmètre élargi.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation |
Relèvement |
| Soutien psychologique familles en attente de nouvelles |
Hébergement urgence occupants déplacés |
DRG relogement urgence familles |
| Aire repos/ravitaillement équipes secours |
Aide démarches administratives (logement, assurances) |
Global Grant si infrastructure collective |
| Coordination services funéraires si décès |
Communication officielle point info unique |
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Relogement urgence |
48-72 h |
| Réseau membres |
Logistique, hébergement |
Immédiat |
D6, ATTENTAT / VIOLENCE DE MASSE
|
|
| Code |
D6, Famille D : Technologique / sécuritaire (acte de violence intentionnelle : attentat, tuerie de masse, prise d'otages) |
| Vitesse |
Instantané, sans alerte |
| Préavis |
Aucun |
| Durée |
Minutes (l'événement) + jours à semaines (enquête, deuil, sur-menace) ; le risque d'un second dispositif ou d'un sur-attentat visant les secours peut persister plusieurs heures |
| Zone touchée |
Ponctuelle mais fortement judiciarisée : la zone devient une scène de crime bouclée par les autorités ; onde de choc psychologique très large (communauté, ville, pays) |
AVANT, Préparation spécifique
- Intégrer que, sur ce type d'événement, le rôle du club est en soutien de l'arrière (familles, hébergement, logistique) et jamais en première ligne sécuritaire
- Repérer à l'avance les cellules d'aide aux victimes, les services d'aide médico-psychologique (CUMP en France) et les référents « familles » des autorités
- Former les membres au principe de la zone bouclée : rien ne se touche, rien ne se déplace, rien ne se nettoie sans l'accord des enquêteurs
- Préparer une doctrine de communication de crise : un seul porte-parole, messages validés, aucune diffusion de bilan ou de détail
- Sécurité des intervenants : rester hors du périmètre, se tenir à l'écart de la scène tant que les autorités ne l'ont pas déclarée sûre (risque de second dispositif, de tireur encore actif). Ne jamais s'approcher pour « aider » ou filmer
- Se mettre à disposition du poste de commandement officiel et attendre une mission précise ; ne rien entreprendre en autonomie sur zone
- Ouvrir, si demandé par les autorités, un lieu d'accueil et de réconfort pour les proches, à distance de la scène
- Call-down list : recenser les membres, vérifier qu'aucun n'est impliqué ou pris dans l'événement
- Alerter Président et Coordinateur Catastrophes ; alerter le District (DCA selon ampleur, DRG préparé)
PIÈGES CRITIQUES
- Périmètre judiciaire : la zone est une scène de crime. Toute intervention non autorisée (déplacer un corps, nettoyer, ramasser un objet) détruit des preuves et est passible de poursuites. Ne rien toucher sans l'aval des enquêteurs.
- Communication sous enquête : ne jamais diffuser de bilan, d'identité de victime, de détail sur le mode opératoire ou l'auteur. Renvoyer strictement aux communiqués officiels. Une rumeur relayée par un club peut entraver l'enquête et blesser les familles.
- Second dispositif / sur-attentat : les auteurs visent parfois les secours et les rassemblements post-attaque. Ne pas créer d'attroupement de bénévoles sur zone.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Lieu d'accueil des proches, à distance de la scène |
Soutien psychologique de moyen terme, relais vers les cellules officielles |
Accompagnement des familles vers l'indemnisation et l'aide aux victimes |
| Soutien logistique aux familles (repas, transport, hébergement) |
Coordination avec les associations d'aide aux victimes |
Actions mémorielle et de cohésion validées avec les autorités |
| Communication maîtrisée : un seul porte-parole, messages validés |
Veille sur les rumeurs et démentis relayés depuis les sources officielles |
Stewardship du fonds de soutien collecté |
| Lancer DRG si aide matérielle aux familles nécessaire |
Rotation des bénévoles (charge émotionnelle lourde) |
Global Grant seulement si équipement collectif détruit |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Aide matérielle immédiate aux familles de victimes |
48-72 h |
| Fonds du club |
Soutien direct et discret aux familles |
Immédiat |
| Réseau membres |
Hébergement, transport, accompagnement des proches |
Immédiat |
| Clubs voisins non touchés |
Renfort de bénévoles frais et de dons |
Court terme |
D7, MOUVEMENT DE FOULE / ÉCRASEMENT
|
|
| Code |
D7, Famille D : Technologique / sécuritaire (défaillance de gestion de foule, écrasement, bousculade) |
| Vitesse |
Instantané : une bousculade mortelle se noue en quelques dizaines de secondes une fois la densité critique atteinte |
| Préavis |
Aucun sur l'instant, mais des signes annonciateurs existent : densité qui dépasse ~4-5 personnes par mètre carré, mouvements de vague dans la foule, goulots d'étranglement. Au-delà de ce seuil, la foule devient un fluide et les individus ne contrôlent plus leurs déplacements |
| Durée |
Minutes (l'écrasement) + jours à semaines (blessés, deuil, enquête) |
| Zone touchée |
Ponctuelle : point de compression (entrée, sortie, escalier, pont, guichet, point de distribution). La grande majorité des décès sont dus à l'asphyxie par compression, debout, et non au piétinement |
AVANT, Préparation spécifique
- Cartographier, pour tout rassemblement ou distribution organisé par le club, les points de compression possibles (entrées uniques, goulots, escaliers) et les supprimer ou les doubler
- Fixer une capacité maximale par zone et prévoir des flux à sens unique, larges, sans cul-de-sac
- Former des membres au repérage de la densité critique (~4 personnes/m² = vigilance, au-delà = danger) et à l'arrêt immédiat des entrées
- Prévoir plusieurs points de sortie et une signalétique claire ; ne jamais concentrer une file sur une seule porte
- Cas historiques de référence : Hillsborough (Sheffield, 1989, 97 morts par compression), Love Parade (Duisbourg, 2010, 21 morts dans un tunnel-goulot), bousculade du Hajj à Mina (2015)
- Sécurité des intervenants : ne pas se jeter dans la masse comprimée. On ne « sort » pas les gens en les tirant ; on décomprime en stoppant les flux entrants et en ouvrant des échappatoires latérales
- Couper immédiatement toute nouvelle arrivée vers la zone saturée ; ouvrir toutes les sorties disponibles
- Alerter les secours (nombreux blessés par asphyxie/compression, souvent conscients au début puis en détresse)
- Dégager de l'espace : la priorité vitale est de réduire la densité, pas de porter secours au centre de la masse
- Call-down list et recensement des membres impliqués dans l'organisation
- Alerter le District et le Coordinateur Catastrophes (DCA selon ampleur)
PIÈGES CRITIQUES
- Protocole anti-bousculade des points de distribution (POD) Rotary : une distribution attire une foule pressée et affamée, ce qui crée exactement le risque d'écrasement. Consignes obligatoires pour tout POD : file unique canalisée par barrières souples, largeur suffisante, jamais de goulot ni de porte unique ; plusieurs files parallèles plutôt qu'une seule ; système de tickets ou de créneaux horaires pour lisser l'affluence ; annoncer clairement qu'il y a assez de stock pour tous (la rumeur de pénurie déclenche la ruée) ; ne jamais lancer une distribution depuis un balcon ou un camion vers une foule massée en contrebas ; un membre dédié surveille la densité et a le pouvoir d'arrêter la distribution.
- Tirer les victimes vers soi : aggrave la compression. La seule issue est de réduire la pression globale (stopper les flux, ouvrir des sorties latérales).
- Sous-estimer une foule « calme » : l'écrasement survient sans panique ni émeute, par simple densité. Une foule immobile et dense est déjà en danger.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Appui aux secours : tri, brancardage hors zone, réconfort des blessés |
Soutien psychologique aux survivants et témoins |
Accompagnement des familles (indemnisation, aide aux victimes) |
| Lieu d'accueil des familles à l'écart |
Coordination avec les associations d'aide aux victimes |
Retour d'expérience et refonte des protocoles POD du club |
| Communication maîtrisée, un seul porte-parole, pas de bilan prématuré |
Coopération avec l'enquête (la zone peut être judiciarisée) |
Formation des clubs du district à la gestion de foule sûre |
| Lancer DRG si aide matérielle nécessaire |
Rotation des bénévoles |
Plaidoyer pour des rassemblements et distributions sécurisés |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Aide aux blessés et aux familles endeuillées |
48-72 h |
| Réseau membres |
Accueil des familles, logistique, transport |
Immédiat |
| Fonds du club |
Soutien direct aux victimes |
Immédiat |
| Clubs voisins non touchés |
Renfort de bénévoles et de dons |
Court terme |
D8, CYBERATTAQUE SUR INFRASTRUCTURE ESSENTIELLE
|
|
| Code |
D8, Famille D : Technologique (attaque informatique contre un service vital : santé, eau, énergie, télécoms, finance). Distinct du blackout physique D3 : ici la cause est numérique et malveillante, l'électricité peut être présente mais les systèmes sont hors service |
| Vitesse |
Instantané une fois l'attaque déclenchée (rançongiciel, sabotage de système) ; la découverte peut être différée de plusieurs heures ou jours |
| Préavis |
Généralement aucun pour la victime. Des alertes sectorielles peuvent exister (en France, l'ANSSI et les CERT diffusent des alertes ; menaces génériques suivies au niveau national) |
| Durée |
Jours à semaines : la remise en service d'un système hospitalier ou d'un réseau d'eau après rançongiciel prend souvent des semaines ; effets en cascade sur les services dépendants |
| Zone touchée |
Non géographique au départ (le système visé) mais conséquences physiques très concrètes : hôpital qui bascule sur procédures papier, station d'eau ou d'assainissement à l'arrêt, distribution de carburant ou paiements bloqués. Cas de référence : cyberattaque sur le réseau électrique ukrainien (décembre 2015, coupure réelle de l'alimentation), rançongiciels ayant paralysé des hôpitaux |
AVANT, Préparation spécifique
- Cartographier les dépendances numériques du club et de son territoire : quels services vitaux (hôpital, eau, paiements) tomberaient et que faire alors
- Prévoir un mode dégradé « sans numérique » pour le club lui-même : call-down list sur papier, coordonnées imprimées, cash de secours, moyens de communication alternatifs
- Ne pas dépendre d'un seul canal : si les télécoms ou les paiements électroniques tombent, avoir une solution de repli
- Sensibiliser les membres à l'hygiène numérique de base (mots de passe, hameçonnage) pour ne pas devenir soi-même un vecteur
- Identifier les référents officiels : autorité nationale de cybersécurité (type ANSSI/CERT), cellule de crise du service touché
- Sécurité « des intervenants » version numérique : ne jamais tenter de « réparer » ou de rebrancher le système attaqué. Le club n'est pas l'équipe de réponse informatique ; toute manipulation peut détruire des preuves ou propager l'attaque
- Rôle du club : soutenir les conséquences humaines et logistiques, pas l'informatique. Se coordonner avec la cellule de crise de l'organisation touchée
- Basculer immédiatement en mode dégradé papier/hors-ligne pour ses propres opérations
- Aider à maintenir les services essentiels de proximité : eau, information de la population, accueil des personnes vulnérables dépendant des services tombés
- Se méfier de la désinformation qui accompagne souvent ces crises ; ne relayer que les messages officiels
- Alerter le District et le Coordinateur Catastrophes (DCA selon ampleur)
PIÈGES CRITIQUES
- Confondre avec un blackout (D3) : ici l'électricité peut fonctionner ; ce sont les systèmes qui sont paralysés. La réponse n'est pas de trouver des groupes électrogènes mais de suppléer les services numériques défaillants (procédures papier, information humaine).
- Payer ou négocier la rançon, ou toucher au système : hors du rôle et de la compétence du club. Renvoyer strictement aux experts et aux autorités ; ne jamais improviser une réponse technique.
- Relayer la panique et les rumeurs : ces crises s'accompagnent de désinformation. Un club qui relaie une fausse consigne aggrave la situation. S'en tenir aux communiqués officiels vérifiés.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (3-14 j) |
Relèvement (2 sem, 6 mois) |
| Basculer le club en mode dégradé papier/hors-ligne |
Appui prolongé aux services fonctionnant en mode dégradé (hôpital, eau) |
Retour d'expérience et renforcement du plan de continuité du club |
| Soutien aux personnes vulnérables privées de services (santé, paiements) |
Information vérifiée de la population, lutte contre les rumeurs |
Sensibilisation à la cyber-résilience dans le district |
| Relais uniquement des messages officiels |
Coordination avec la cellule de crise de l'organisation touchée |
Aide aux structures locales pour reconstituer leurs procédures de secours |
| Lancer DRG si aide matérielle de proximité nécessaire |
Rotation des bénévoles sur les services de suppléance |
Plaidoyer plans de continuité pour les services essentiels |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (plafond en vigueur, voir annexe A) |
Aide matérielle aux services et personnes affectés |
48-72 h |
| Réseau membres |
Compétences (informaticiens, soignants), relais d'information fiable |
Immédiat |
| Fonds du club |
Soutien de proximité aux plus vulnérables |
Immédiat |
| Clubs voisins non touchés |
Appui logistique et humain hors zone touchée |
Court terme |
E1, ÉPIDÉMIE / PANDÉMIE
|
|
| Code |
E1, Famille E : Sanitaire |
| Vitesse |
Exponentielle sans mesures barrières |
| Préavis |
Jours à semaines (premiers cas détectés) |
| Durée |
Semaines à années |
| Zone touchée |
Locale à mondiale, débordement systèmes santé, crises secondaires |
AVANT, Préparation spécifique
- Stocks EPI rotatifs : masques FFP2, gants nitrile, sur-blouses, gel (renouveler avant péremption)
- Plan de continuité club (fonctionner si 30 % des membres malades)
- Contacts responsables santé publique locaux
- Identifier membres professionnels de santé
PREMIÈRES 6 HEURES, Dès détection locale
- Distribution préventive EPI aux agents de santé en rupture de stock
- Appui logistique centres de santé (transport, ravitaillement, communication)
- Campagne sensibilisation mesures barrières avec autorités sanitaires (messages validés)
- Lutter activement contre la désinformation dans le réseau du club
- Alerter District si ampleur dépasse capacités locales
PIÈGES CRITIQUES
- Désinformation : Rumeurs se propagent aussi vite que le pathogène. Ne relayer que les informations vérifiées par les autorités de santé. Sourcé ou se taire.
- Bénévoles malades : Envoyer des symptomatiques "par manque d'effectifs" est contre-productif et dangereux. Quarantaine sans exception.
- EPI mal utilisé : Un FFP2 mal ajusté ne protège pas. Formation pratique port EPI avant toute intervention.
ACTIONS PAR PHASE
| Propagation confirmée |
Stabilisation / Sortie crise |
Relèvement |
| Adapter activités club aux mesures sanitaires officielles |
Campagnes vaccination avec autorités (expérience PolioPlus) |
Soutien psychologique post-épidémique |
| Aide alimentaire personnes isolement/confinement |
Aide reprise économique |
Rapport leçons apprises |
| Soutien soignants : alimentation, matériel, psychologique |
|
|
| Soutien familles malades hospitalisés |
|
|
| Aucun rassemblement non autorisé |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
EPI, alimentation, appui santé |
48-72 h |
| WASH-RAG |
Eau potable, assainissement d'urgence |
Dès J+1 |
| PolioPlus (expérience) |
Vaccination, sensibilisation |
Immédiat |
| Global Grant |
Infrastructure santé long terme |
3-6 mois |
F1, GUERRE / CONFLIT ARMÉ
|
|
| Code |
F1, Famille F : Humain |
| Vitesse |
Variable (escalade progressive ou soudaine) |
| Préavis |
Variable |
| Durée |
Mois à années |
| Zone touchée |
Régionale, danger direct, systèmes civils détruits, déplacements massifs |
AVANT, Positionnement du club
- Politique de neutralité politique écrite et communiquée à tous les membres
- Identifier partenaires humanitaires spécialisés (CICR, UNHCR, MSF, NRC)
- Mettre à jour coordonnées tous les membres (leur sécurité prime)
- Vérification sécurité TOUS les membres via call-down list
- Soutien aux membres pour évacuer zones dangereuses
- PAS d'intervention directe dans les zones de combat, orienter vers acteurs humanitaires spécialisés
- NE JAMAIS afficher de soutien à un camp (risque de ciblage du club)
- Communications discrètes avec le District
- Aide populations déplacées dans zones déclarées sûres uniquement
PIÈGES CRITIQUES
- Perception de partialité : Aider dans une zone contrôlée par un camp = interprété comme soutien. Opérer avec autorisation officielle et transparence.
- Faux couloirs humanitaires : Certains ne sont pas sécurisés. Jamais de zone conflit sans coordination CICR ou humanitaires expérimentés.
- Sécurité des membres : La sécurité des Rotariens passe avant toute action humanitaire.
ACTIONS PAR PHASE
| Phase active (zones sûres) |
Stabilisation relative |
Post-conflit |
| Aide déplacés zones sûres : alimentation, abris, hygiène |
Documentation besoins pour Global Grants |
Global Grant reconstruction civile (eau, éducation, santé) |
| Enfants non accompagnés → UNICEF, Save the Children |
Aide médicale base via professionnels de santé Rotariens (zone sécurisée) |
Soutien psychologique long terme (trauma guerre) |
|
|
Réconciliation avec RAGFP et Peace Fellows |
|
|
Formation professionnelle anciens combattants/déplacés |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Aide déplacés zones sûres |
48-72 h |
| RAGFP |
Coordination réfugiés, réconciliation, médiation |
Moyen terme à post-conflit |
| Global Grant |
Reconstruction civile |
Post-conflit |
F2, RÉFUGIÉS / DÉPLACEMENTS MASSIFS
|
|
| Code |
F2, Famille F : Humain |
| Vitesse |
Variable (flux soudain ou progressif) |
| Préavis |
Variable (jours si conflit connu, zéro si soudain) |
| Durée |
Mois à années |
| Zone touchée |
Locale à régionale, besoins complexes : urgence + intégration durable |
AVANT, Préparation spécifique
- Contact préalable services accueil réfugiés (préfecture, UNHCR, Croix-Rouge)
- Identifier membres parlant langues étrangères (atout critique)
- Identifier espaces pour centres d'accueil temporaires
PREMIÈRES 6 HEURES, Arrivée des déplacés
- Accueil organisé : point d'enregistrement avec état civil simplifié
- Besoins immédiats : eau potable, nourriture, abris temporaires, sanitaires
- Séparation sécurisée femmes seules et mineurs non accompagnés (signalement autorités)
- Appel médical de tri : urgences médicales, femmes enceintes, personnes âgées
- Distribution kits hygiène (serviettes, savon, brosse à dents, couverture)
- Contacter District pour DRG et coordination RAGFP
PIÈGES CRITIQUES
- Traite des personnes : Camps/centres = terrains de chasse réseaux traite. Signaler tout comportement suspect. Jamais d'adulte inconnu seul avec mineurs.
- Fatigue des aidants : Déplacements durent des mois. Rotations strictes et soutien psychologique équipes.
- Assistance sans dignité : Toujours associer les déplacés aux décisions. Ils ne sont pas des objets de charité.
ACTIONS PAR PHASE
| Premières 2 semaines |
Stabilisation |
Long terme |
| Scolarisation enfants : contact immédiat écoles locales |
WASH : sanitaires centres hébergement |
Formation professionnelle (Global Grant) |
| Régularisation administrative : orientation services compétents |
Soutien psychologique (trauma déplacement, deuil) |
Intégration locale ou retour volontaire |
| Cours de langue adultes (membres bénévoles enseignants) |
|
Coordination RAGFP + RAGCED expertise/financement |
|
|
Plaidoyer conditions accueil dignes |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Accueil, eau, nourriture, abris |
48-72 h |
| RAGFP |
Expertise et coordination réfugiés |
Dès J+1 |
| WASH-RAG |
Eau et sanitaires camps |
Dès J+3 |
| Global Grant |
Formation, intégration, revenus |
3-6 mois |
F3, CRISE ALIMENTAIRE / FAMINE
|
|
| Code |
F3, Famille F : Humain |
| Vitesse |
Progressive (semaines à mois) |
| Préavis |
Indicateurs IPC disponibles |
| Durée |
Mois à années |
| Zone touchée |
Régionale, plus de 730 millions de personnes en sous-alimentation chronique mondiale dont environ 280 millions en crise alimentaire aiguë phase IPC 3+ (FAO SOFI 2024, WFP GRFC 2024), enfants les plus vulnérables |
AVANT, Préparation spécifique
- Suivre les indicateurs IPC (Classification intégrée sécurité alimentaire)
- Contacts PAM (Programme alimentaire mondial) et ONG spécialisées
- Identifier les zones et populations les plus vulnérables dans la zone du club
- Valider la crise par indicateurs officiels IPC
- Évaluation terrain avec partenaires locaux : ménages, zones, groupes vulnérables
- Distribution alimentaire ciblée nutritionnellement adaptée (enfants < 5 ans, femmes enceintes)
- ATPE/RUTF (aliments thérapeutiques prêts à l'emploi) pour enfants malnutris sévères
- Coordination PAM et ONG spécialisées
- DRG immédiat pour achats alimentaires locaux (préférer marchés locaux aux importations)
PIÈGES CRITIQUES
- Adultes au détriment des enfants : Distributions non contrôlées = enfants plus faibles mangent moins. Distributions séparées enfants < 5 ans.
- Réalimentation trop rapide : Personnes sévèrement malnutries ne digèrent pas alimentation normale soudaine. Syndrome de renutrition = fatal. Travailler avec professionnels de santé.
- Tensions sociales : Pénurie alimentaire génère conflits pour les ressources. Surveiller et signaler.
ACTIONS PAR PHASE
| Phase progressive |
Phase aiguë (famine déclarée) |
Relèvement |
| Distribution alimentaire ciblée |
DRG achats alimentaires locaux |
Global Grant projets agricoles |
| ATPE enfants malnutris sévères |
Coordination District + Global Grants |
Réhabilitation moyens subsistance |
| Coordination PAM + ONG |
Surveiller tensions sociales (risque conflit) |
Formation techniques agricoles résilientes |
| Évaluation continue ménages |
|
|
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Achats alimentaires locaux |
48-72 h |
| Global Grant |
Projets agricoles, moyens subsistance |
3-6 mois |
| WASH-RAG |
Eau (sécheresse souvent associée) |
Moyen terme |
| ESRAG |
Résilience climatique, agriculture |
Moyen terme |
F4, CRISE COMPLEXE MULTI-RISQUE
Définition : superposition de deux ou trois stresseurs majeurs sur la même population dans une fenêtre de temps courte. Exemples documentés : séisme + épidémie (Turquie 2023), conflit armé + sécheresse + famine (Soudan 2023-2024), inondations + déplacements + épidémie (Pakistan 2022), cyclone + pandémie (Philippines 2020). C'est la typologie qui progresse le plus rapidement depuis 2020.
CARACTÉRISTIQUES
| Paramètre |
Spécificité |
| Déclenchement |
Cascade, un aléa primaire (séisme, conflit, sécheresse) crée les conditions du deuxième (épidémie, déplacement, famine) |
| Ampleur |
Multipliée par 3 à 10 par rapport à un aléa seul |
| Durée |
6 mois à plusieurs années |
| Acteurs |
Coordination obligatoire entre plusieurs clusters OCHA |
| Piège principal |
Traiter chaque crise séparément, on oublie les interactions |
AVANT
- Identifier les scénarios de cascade plausibles pour votre territoire (ex. zone sismique + épidémie endémique ; zone cyclonique + insécurité alimentaire)
- Prévoir un plan par combinaison, pas par aléa isolé
- MOU avec acteurs santé, WASH, sécurité alimentaire, pas seulement secours d'urgence
- Stocks diversifiés (pas tout en eau, pas tout en abris)
PREMIÈRES 72 HEURES
- Identifier le stresseur dominant à date (le plus urgent, pas le plus spectaculaire)
- Cartographier les interactions : l'eau contaminée post-séisme crée-t-elle un risque épidémie ? Les déplacés du conflit pèsent-ils sur les stocks alimentaires ?
- Coordination dès J+0 avec tous les clusters pertinents, pas séquentiellement
- SITREP enrichi, une section par stresseur + une section interactions
PIÈGES CRITIQUES
- Tunneling sur le stresseur visible : tout le monde filme le séisme, personne ne surveille l'eau. L'épidémie arrive 3 semaines plus tard et tue plus que le séisme.
- Concurrence entre clusters : abris vs. santé vs. WASH, chacun demande priorité. Arbitrer rapidement, avec le DRO.
- Fatigue des donateurs : une crise multi-risque dure. Les dons s'épuisent au bout de 6-12 semaines. Planifier l'après dès J+30.
- Rotations bénévoles insuffisantes : plus de 6 mois d'opération = rotations obligatoires tous les 14-21 jours. Sinon, effondrement.
ACTIONS PAR PHASE
| 72 heures |
Stabilisation (semaine 2-8) |
Relèvement (3 mois+) |
| Cartographie des stresseurs |
Coordination inter-clusters quotidienne |
Global Grants multi-domaines (WASH + santé + économique) |
| Priorisation du plus létal |
SITREP matrice (un par stresseur) |
Renforcement résilience (prévention cascade) |
| DRG sur stresseur dominant |
DRG complémentaire si nouveau stresseur |
Partenariats durables avec ONG spécialisées |
| Coordination OCHA dès J+0 |
ShelterBox + WASH-RAG + FAIM |
ESRAG (climat) + RAGCED (économie) |
OUTILS ROTARY
| Outil |
Usage |
Délai |
| DRG (25 000 USD) |
Stresseur dominant en urgence |
48-72 h |
| DRG secondaire |
Stresseur émergent (épidémie, déplacement) |
Après rapport sur le 1er DRG (point d'étape recommandé : J+45) |
| Global Grant multi-domaines |
Reconstruction coordonnée santé+WASH+économie |
3-6 mois |
| DNA-RAG |
Coordination centrale indispensable |
< 24 h |
| WASH-RAG + FAIM + ESRAG |
Activation simultanée selon stresseurs |
Selon type |
| Zone Fund / TRF central |
Activation probable si multi-districts |
Variable |
Règle : en crise complexe, le DNA-RAG est le coordinateur recommandé. Ne pas activer les RAGs spécialisés en silo.
Fin des 27 fiches catastrophes. Imprimez et classez dans votre kit de crise les fiches correspondant aux risques de votre territoire.