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Chapitre 11 : Le club, le district et les groupes d'action

Le 6 février 2023, vers 4 heures du matin, un séisme de magnitude 7,7 frappe le sud-est de la Turquie. Dans l'après-midi, un second séisme, que le gouverneur du district Rotary 2430 décrit comme distinct d'une réplique, atteint 7,5. Le jour même, ce gouverneur écrit aux rotariens du monde : dix villes sont touchées, des hôpitaux et des immeubles se sont effondrés, les routes sont coupées, la conduite principale de gaz est rompue, et l'électricité et le chauffage sont le premier problème par grand froid. Les trois districts turcs déposent une demande au fonds catastrophe de la Fondation, mais, écrit-il, il en faudra davantage pour se relever.

Onze jours plus tard, le 17 février, le président de la commission Fondation du district 2430 adresse un appel aux rotariens du monde. Les rotariens des districts 2420, 2430 et 2440 travaillent dans les zones les plus touchées « since the first hours ». Ils ont arrêté une stratégie en trois piliers. Le premier : les besoins urgents ; plus de cinquante camions de matériel distribués, des engins de chantier envoyés, des tentes montées, de la nourriture fournie. Le deuxième : une ville de conteneurs, financée par les dons en espèces collectés dans le district, chantier qui ne se terminera pas à court terme. Le troisième : des dons du monde entier, destinés à couvrir, par plusieurs subventions mondiales, les besoins de cette ville de conteneurs en santé, en éducation et en hygiène.

Et une organisation. Les trois districts coordonnent tout ensemble ; le séisme ayant frappé surtout le territoire du district 2430, c'est lui qui pilote. Les trois districts ont fondé une commission conjointe, « who is evaluating the long term recovery project proposals, collecting information ».

Le 28 février, un district belge publie ces messages sur son site et propose à ses clubs d'abonder par ses propres fonds de district une subvention mondiale préparée par un district turc.

Trois semaines après le séisme, le relèvement à long terme avait déjà une commission, un pilote et des partenaires étrangers. Les sources sont des messages de rotariens engagés dans l'action ; les bilans publiés plus tard n'ont pas pu être lus pour ce livre, et aucun résultat n'est cité ici.

Ce que la scène enseigne

Un district pilote, les autres s'alignent. Trois districts touchés auraient pu mener trois réponses. Ils ont désigné un pilote, le plus touché, et une commission commune. Ce n'est pas une règle du Rotary : c'est une décision d'organisation, prise tôt.

Le long terme se prépare pendant l'urgence. La commission conjointe étudiait les projets de relèvement alors que les camions roulaient encore. C'est la conséquence pratique de la règle vue au chapitre 10 : une subvention mondiale ne rembourse rien de ce qui précède son approbation.

Chaque argent a reçu son rôle. Les besoins urgents, les premiers dons et la demande au fonds catastrophe de la Fondation ; la ville de conteneurs, que la subvention mondiale ne peut pas payer, les dons en espèces du district ; ce qui se passe dans la ville, les subventions mondiales. Les districts turcs ont appliqué la séparation des murs et de l'activité.

Les partenaires étrangers sont venus par le réseau. Un district belge relaie, propose ses fonds. C'est ainsi que se construit la part étrangère d'une subvention mondiale.

Votre club ne vivra peut-être jamais une catastrophe de cette taille. Mais la question est la même à toutes les échelles : qui, dans le Rotary, porte quoi, et pendant combien de temps ?

Le principe : seuls les clubs et les districts portent les projets

Le Code de la Fondation d'octobre 2026 tranche en une phrase : « Global grants are only to be awarded to clubs and/or districts. » Ni un groupe d'action, ni un comité ad hoc, ni une organisation partenaire ne reçoivent une subvention. Ce sont les clubs et les districts qui demandent, qui reçoivent, qui rendent compte, et qui répondent des fonds.

Le reste du Rotary conseille, relie, vérifie. Le même Code le dit des groupes d'action : ils « may act as consultants, advisers, and strategic partners for clubs and districts ». Et le Code du Rotary précise qu'un groupe d'action n'est pas un organe du Rotary International et ne peut agir en son nom.

Cette répartition donne à votre club une responsabilité qu'il ne peut déléguer à personne : il est le porteur. Les autres l'aident.

Qui fait quoi dans le Rotary pendant le relèvement

Acteur Rôle dans un projet de relèvement Ce qu'il ne fait pas
Club hôte évalue, conçoit avec la communauté, supervise sur place prêter, construire, exécuter seul
Club partenaire étranger cofinance, coconçoit, cosigne les rapports, visite décider à la place du club hôte
District qualifie, signe, engage ses fonds de district, demande subventions catastrophe et de district remplacer le club sur le terrain
Cadre de conseillers techniques examine, conseille, visite les projets de la Fondation monter le dossier à votre place
Responsable régional des subventions vérifie l'éligibilité d'une idée avant le dépôt décider de l'approbation seul
Groupes d'action conseillent, relient, forment déposer une demande, écrire aux clubs sans accord du gouverneur

Le club hôte

C'est le club du territoire touché. Il fait l'évaluation (chapitre 3), conçoit le projet avec la communauté, choisit les partenaires locaux, supervise l'exécution, tient les pièces. Les conditions des subventions mondiales de juillet 2026 lui demandent, comme au club partenaire, de constituer un comité de subvention de trois membres. Ne peuvent pas y siéger, entre autres, les membres du conseil d'administration ou les salariés d'une organisation coopérante ou bénéficiaire : la règle protège le club contre le conflit d'intérêts.

Le club partenaire étranger

C'est le parrain international, sans lequel il n'y a pas de subvention mondiale. Il apporte une part de l'argent, et la règle des 15 % de contributions venues de l'extérieur du pays repose en pratique sur lui et sur son district. Il cosigne les rapports d'étape et le rapport final. Ses membres apportent souvent des compétences que le club hôte n'a pas. Le guide catastrophe et le guide CED décrivent comment le trouver en temps normal ; après une catastrophe, il se présente souvent de lui-même, comme le district belge en 2023. Choisissez-le pour sa capacité à tenir trois ans, pas pour la rapidité de son premier virement.

Le district

Le district porte la qualification, sans laquelle rien ne se fait. Il est le seul à pouvoir demander une subvention catastrophe et une subvention de district. Il engage ses fonds de district (DDF) dans les subventions mondiales.

Trois fonctions s'y croisent :

  • Le gouverneur, qui change chaque année. Il fournit l'une des deux signatures qui autorisent l'usage des DDF et fait partie du comité qui demande une subvention catastrophe.
  • Le président de la commission Fondation du district (DRFC), qui fournit l'autre signature, confirme que les demandes de subvention mondiale sont complètes et que les clubs parrains sont qualifiés, et suit la qualification du district. Le gouverneur en exercice ne peut pas être DRFC.
  • La sous-commission des subventions, qui suit l'avancement des projets avec le DRFC, et, s'il existe, le comité catastrophe du district, que le guide catastrophe décrit en détail (chapitre 18 du guide catastrophe).

Le Cadre et le responsable régional

Le Cadre de conseillers techniques réunit des rotariens bénévoles qui, selon le Code de la Fondation, examinent, suivent et évaluent les projets financés, et conseillent les rotariens qui le demandent sur la conception de leurs projets. Pour une subvention mondiale de plus de 50 000 dollars d'apport du Fonds mondial, un membre du Cadre fera une visite en cours de projet (chapitre 10). Mieux vaut le connaître avant.

Le responsable régional des subventions (regional grants officer) appartient au personnel du Rotary chargé des subventions. Le Guide to Global Grants de 2025, qui ne fait pas partie des conditions de juillet 2026 ni du Code d'octobre 2026, indique qu'il peut évaluer l'éligibilité d'une idée avant que vous ne commenciez la demande ; vérifiez-le avec lui dès le premier contact. Après une catastrophe, c'est l'appel qui évite trois mois de travail sur un projet inéligible.

Comment un district s'organise : le plan du district 3292

En août 2015, quatre mois après le séisme du 25 avril au Népal, le district 3292 (Népal et Bhoutan) publie le résumé de son programme de secours, de reconstruction et de réhabilitation. C'est un plan, pas un bilan : ce qui suit décrit une organisation prévue, non ses résultats.

Le district avait déjà, avant le séisme, un comité de fonds de secours inscrit dans ses statuts. Sur sa recommandation, il crée un comité de pilotage spécial composé d'un ancien gouverneur qui le préside, du gouverneur en exercice, de l'ancien gouverneur immédiat, du gouverneur élu, du gouverneur nommé, d'un trésorier et d'un secrétaire. Ce comité doit compléter « the sitting District Governor every year » : il est construit pour traverser les passations.

Sous lui, sept sous-comités : conception technique, finances et administration, préparation des demandes de subvention mondiale, achats et suivi des chantiers, appui aux écoles, site web et publications, secours d'urgence. Une unité de mise en œuvre permanente, avec du personnel technique et administratif, gère le quotidien. Un compte bancaire dédié reçoit les fonds. Deux cabinets d'audit sont prévus, l'un international pour le Rotary, l'autre népalais pour le gouvernement. Les clubs participent au choix des villages et aux enquêtes sociales, et peuvent prendre en charge un ou plusieurs groupes de villages.

Le programme s'étend sur cinq années rotariennes et porte surtout sur le logement et les écoles, c'est-à-dire sur de la construction. Il prévoit un accord avec la fédération nationale des chambres de commerce : elle construit les écoles, le district fournit l'eau, les toilettes, le mobilier et les ordinateurs, « mainly through Global Grant ». La séparation des murs et de l'équipement y est déjà inscrite.

Trois éléments sont transposables à un district de toute taille, quel que soit le projet : un comité de pilotage dont les membres couvrent plusieurs années de gouverneurs ; une cellule dédiée aux demandes de subvention ; une gestion financière séparée et auditée.

La qualification, et ce qu'elle coûte de la perdre

La qualification est, selon le Code de la Fondation, le processus qui garantit que les districts et leurs clubs ont « the appropriate legal, financial, and stewardship controls in place ». Un district signe un protocole d'accord et applique ses exigences financières ; un club fait de même, et au moins un de ses membres doit suivre chaque année le séminaire de gestion des subventions du district.

Trois conséquences pèsent sur un projet de relèvement :

  • Les subventions catastrophe et de district n'exigent que la qualification du district ; les subventions mondiales exigent aussi celle des clubs parrains. Un club non qualifié peut participer aux deux premières, pas porter la troisième.
  • Un rapport en retard bloque tout. Selon les conditions de juillet 2026, la Fondation n'approuve aucune nouvelle demande d'un parrain qui a un rapport en retard « for any Foundation grant ». Pour la subvention catastrophe, un district ne peut en demander une nouvelle qu'après avoir rendu compte de la précédente.
  • Le district répond du club. Si un club parrain est suspendu, perd sa qualification ou ne peut plus assumer la subvention, le district en devient financièrement responsable envers la Fondation. En cas de manquement grave, les fonds sont à rembourser et les parrains peuvent être exclus des subventions pendant jusqu'à cinq ans.

La qualification se prépare en temps calme. Le jour de la catastrophe, il est trop tard pour découvrir qu'un rapport de l'an dernier n'a jamais été envoyé.

Tenir trois ans avec des présidents d'un an

Le guide catastrophe pose le problème franchement : une subvention mondiale traverse en général trois présidences, celle qui la lance, celle qui la conduit, celle qui la clôt. Si la mémoire du projet repose sur le président de l'année, le projet perd en cohérence à chaque passation.

La Fondation a résolu ce problème pour elle-même. Son Code exige que le DRFC soit nommé pour trois ans, au motif que la commission Fondation du district « must have continuity of leadership », et il recommande des mandats de trois ans pour les présidents de sous-commission. Le comité de pilotage du district 3292 suivait la même logique.

Ce livre recommande d'appliquer la même règle au projet de relèvement, au niveau du club :

  • un coordinateur de projet nommé pour toute la durée, distinct du président, que le guide catastrophe appelle coordinateur catastrophes pluriannuel ;
  • un responsable des rapports, qui tient le calendrier de la Fondation et ne change pas à la passation ;
  • un comité de projet de trois à cinq membres, dont les mandats se chevauchent ;
  • trois habitudes reprises du guide catastrophe : une revue trimestrielle du projet inscrite au calendrier permanent du club, un rapport de deux pages tous les six mois aux donateurs même quand il ne se passe « rien de neuf », une visite annuelle sur le terrain par un membre du club.

Prenons un exemple type, pour un projet lancé en année 1.

Fonction Année 1 Année 2 Année 3
Président du club lance conduit clôt
Coordinateur du projet même personne même personne même personne
Responsable des rapports même personne même personne même personne
Comité de projet trois membres nommés un membre renouvelé un membre renouvelé

C'est l'organigramme que votre dossier de relèvement doit contenir : des noms, des fonctions et des durées, écrits avant la première passation.

Les groupes d'action

Le Code du Rotary d'octobre 2026 définit un groupe d'action Rotary (RAG) comme un groupe international doté d'une expertise dans un domaine, dont l'objet est d'aider les clubs et les districts « in planning and implementing large-scale, community development and humanitarian service projects ». Quatre règles du même Code comptent pour vous.

  1. Un groupe d'action n'agit pas au nom du Rotary. « A Rotary Action Group is not an agency of RI. » Il doit être autonome financièrement et administrativement, et, selon l'article 42.020.2, ne peut servir à promouvoir une cause partisane ou une autre organisation.
  2. Il ne peut écrire aux clubs qu'avec l'accord du gouverneur. Il peut contacter les gouverneurs, gouverneurs élus et présidents de l'action internationale de district ; il ne contacte les clubs que si le gouverneur l'y autorise expressément (« only when a district governor grants express permission »), accord à renouveler chaque année. Conséquence pratique : c'est à votre club ou à votre district de l'appeler.
  3. Il doit accompagner des projets réels. Pour garder son statut, un groupe d'action soutient chaque année au moins trois projets humanitaires multiclubs ou de district, et démontre sa capacité à relier clubs et organisations de son domaine.
  4. Il peut tenir des fonds pour votre projet. Jusqu'à 100 000 dollars de dons pour un projet de club ou de district, davantage avec l'accord du secrétaire général du Rotary.

DNA-RAG

Le Disaster Network of Assistance Rotary Action Group (DNA-RAG) est le groupe d'action consacré aux catastrophes. Son nom complet est celui qu'emploie son site ; le Code de la Fondation, qui écrit encore « Rotarian Action Group », le cite dans sa politique sur les catastrophes et l'encourage à publier la liste des rotariens expérimentés dans la réponse aux catastrophes et celle des organisations qui travaillent avec le Rotary. C'est la seule mention d'un groupe d'action dans cette politique.

Sa mission publique : « The DNA-RAG works to mitigate the effects of disasters worldwide through strengthening global preparedness, providing emergency response, and supporting long-term recovery. » Il propose des formations à la préparation, à la réponse et au relèvement, et annonce des manuels en préparation. Sa vision souhaite que la coordination entre groupes du Rotary réduise les doublons.

RAGCED

Le groupe d'action Rotary pour le développement économique communautaire (RAGCED) a pour mission d'être « a source of knowledge and expertise » pour aider les rotariens à concevoir, mettre en œuvre et gérer des projets de développement économique durables. Ses domaines affichés comprennent le renforcement des entrepreneurs par la formation, le microcrédit, le mentorat et les réseaux, et, sous l'intitulé « Disaster Preparedness », deux phrases qui reprennent presque mot pour mot les buts de la politique de développement économique de la Fondation sur la résilience face aux catastrophes. Il propose un formulaire de demande d'assistance pour les projets.

Deux liens institutionnels le rattachent à la Fondation. Les lignes directrices de développement économique d'avril 2024 le citent parmi les ressources à consulter « early during your planning ». Et ses statuts de juillet 2026 exigent que son responsable technique soit membre du Cadre de conseillers techniques et assure la liaison avec lui.

Selon son président, dans un courriel du 16 septembre 2026, la Fondation Rotary a confié à RAGCED de nouveaux mandats : élaborer des projets visant à relancer l'économie des régions sinistrées et former les communautés avant les catastrophes, sans intervenir dans les secours immédiats. Aucun document public lu pour ce livre ne mentionne ce mandat ; il est rapporté ici tel que son président l'a formulé.

Le relais entre les deux groupes : une proposition

Aucun texte public ne décrit un partage des rôles entre DNA-RAG et RAGCED. Ce livre en propose un, fondé sur leurs missions publiques et sur la chronologie du relèvement. Il reste à convenir entre les deux groupes, et votre club peut parfaitement appeler les deux dès le départ.

Phase Groupe en tête Ce qu'il apporte au club
Secours et stabilisation DNA-RAG contacts, districts partenaires, expérience de la réponse
Bascule vers le relèvement les deux ensemble évaluation économique, premières idées de projet
Relèvement économique RAGCED conception du projet, microfinance, formation, coopératives
Temps normal et préparation RAGCED, avec DNA-RAG développement local, préparation économique
flowchart TD
    C[Votre club et votre district<br/>porteurs du projet<br/>consultent selon le besoin] --> Q{Quel besoin ?}
    Q -->|Réponse et districts partenaires| D[DNA-RAG]
    Q -->|Projet économique| R[RAGCED]
    Q -->|Eau, santé, autre domaine| A[Autre groupe d'action<br/>du domaine]
    Q -->|Éligibilité d'une idée| G[Responsable régional<br/>des subventions]
    Q -->|Conception, visite| K[Cadre de conseillers<br/>techniques]
    D -.->|Proposition du livre :<br/>relais à la bascule| R

Le schéma dit l'essentiel : toutes les flèches reviennent au club. Le relais entre groupes d'action, en pointillé, est une proposition de ce livre, pas une pratique établie. Ce qui porte le projet d'une phase à l'autre, c'est le club local, qui était là avant et sera là après.

Les partenaires universitaires et professionnels

Les conditions des subventions de juillet 2026 rangent les établissements d'enseignement parmi les organisations coopérantes possibles, au même titre que les organisations gouvernementales et non gouvernementales, à condition qu'ils participent à la mise en œuvre du projet ou à la solidité de ses finances. Un accord écrit, signé par les deux parrains et l'organisation, doit établir que le projet est « initiated, controlled, and managed by Rotary members » et lister les responsabilités de chacun.

Une université locale peut apporter ce que ni le club ni l'organisation de terrain n'ont : la formation à la gestion des bénéficiaires, le suivi des données, la continuité après le départ des bailleurs. À Anilao, aux Philippines, après le typhon Haiyan, une université de la province a apporté l'expertise et la formation à la gestion à l'association de pêcheurs qui recevait les bateaux financés par des clubs (chapitre 14).

Les membres de votre club sont, eux aussi, des partenaires professionnels : comptables, banquiers, ingénieurs, juristes. Le guide CED rappelle la limite. Un membre expert-comptable peut aider une coopérative partenaire à tenir ses comptes ; il n'en est pas l'auditeur.

Les pièges

Piège Pourquoi il arrive Parade
Confier la mémoire du projet au président de l'année c'est l'usage du club un coordinateur et un responsable des rapports pour toute la durée
Attendre qu'un groupe d'action se manifeste on croit qu'il viendra de lui-même l'appeler : il ne peut écrire aux clubs sans accord
Croire qu'un groupe d'action dépose la demande il connaît mieux les règles le club et le district restent les seuls porteurs
Lancer trois réponses pour trois districts touchés chacun gère son territoire un district pilote et une commission commune
Découvrir la perte de qualification au moment du dépôt personne ne suivait les rapports vérifier la qualification et les rapports en temps calme
Présenter le relais DNA-RAG et RAGCED comme acquis il est commode de l'affirmer le présenter comme une proposition à convenir
Choisir le partenaire étranger le plus rapide l'urgence pousse à accepter choisir celui qui tiendra trois ans

Ce que votre club a désormais en main

À la fin de ce travail, votre club dispose de l'organigramme du projet sur trois ans : qui porte quoi, d'une présidence à l'autre, dans le club, le club partenaire et le district, avec les groupes d'action à appeler et à quel moment. C'est la pièce du dossier de relèvement qui suit le plan de financement.

Les districts turcs avaient une commission conjointe trois semaines après le séisme, parce que le relèvement se préparait déjà pendant les secours. Mais le Rotary n'est jamais seul sur un territoire sinistré : autorités, agences, organisations humanitaires y travaillent aussi, avec leurs propres règles de coordination. C'est l'objet du chapitre suivant.

Checklist

  • Le club hôte et le club partenaire étranger ont chacun un comité de subvention de trois membres sans conflit d'intérêts
  • La qualification du district et du club est vérifiée ; aucun rapport n'est en retard
  • Le DRFC, la sous-commission des subventions et, s'il existe, le comité catastrophe du district sont informés
  • Si plusieurs districts sont touchés, un district pilote et une commission commune sont désignés
  • Un coordinateur de projet et un responsable des rapports sont nommés pour toute la durée
  • Le comité de projet a des mandats qui se chevauchent d'une année à l'autre
  • La revue trimestrielle, le rapport semestriel aux donateurs et la visite annuelle sont inscrits au calendrier
  • Le responsable régional des subventions a été consulté sur l'éligibilité de l'idée
  • DNA-RAG et RAGCED ont été contactés par le club ou le district, avec l'accord du gouverneur si nécessaire
  • Les partenaires universitaires ou professionnels ont un accord écrit qui liste les responsabilités de chacun
  • L'organigramme sur trois ans est écrit dans le dossier de relèvement

Pour aller plus loin

  • Rotary International, Rotary Code of Policies, édition d'octobre 2026, article 42.020 (groupes d'action Rotary).
  • The Rotary Foundation, The Rotary Foundation Code of Policies, édition d'octobre 2026, articles 25.010 (commission Fondation du district), 33.080 (qualification), 33.120 (politique sur les catastrophes) et 34.030 (Cadre de conseillers techniques).
  • The Rotary Foundation, District Qualification Memorandum of Understanding, en vigueur au 1er juillet 2024, sur My Rotary.
  • The Rotary Foundation, Terms and Conditions for Rotary Foundation Global Grants, version de juillet 2026, sections 3, 4 et 8.
  • Rotary International District 3292, Nepal Earthquake Relief, Reconstruction and Rehabilitation Program (ERRRP), Executive Summary, août 2015.
  • DNA-RAG, dna-rag.com ; RAGCED, ragced.org.
  • Le guide catastrophe, chapitres 18 (le district) et 20 (les groupes d'action) ; le guide CED, chapitres sur le district et sur RAGCED.