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Partie V : Durer

Un projet de relèvement ne se juge pas le jour de son inauguration. Il se juge un an plus tard, quand quelqu'un retourne voir si l'atelier tourne encore, si le marché a gardé ses vendeurs, si le prêteur a été remboursé. Il se juge encore trois ans plus tard, quand le club qui l'a lancé n'y met plus d'argent.

Les quatre premières parties ont conduit votre club de l'évaluation au financement : comprendre ce que la catastrophe a cassé, basculer au bon moment sans nuire, choisir les leviers, réunir l'argent et organiser le travail avec le district, les groupes d'action et les acteurs humanitaires. Cette dernière partie traite de ce qui permet à un projet de laisser quelque chose derrière lui.

Elle tient en trois chapitres. Le chapitre 13 montre comment suivre un projet sans épuiser ceux qu'il sert, et comment dire honnêtement ce qu'il a changé, ni plus ni moins. Le chapitre 14 traite de la sortie : la préparer dès le premier jour, choisir à qui transmettre, et savoir ce que devient un club local quand le projet s'achève, puisque lui ne part pas. Le chapitre 15 referme la boucle de la trilogie : après une catastrophe vient le temps d'avant la suivante, et c'est en temps calme que se prépare une économie qui résistera mieux.

Le Code de la Fondation Rotary demande qu'un projet comporte un plan de mesure qui confirme une amélioration significative, « ideally for three or more years ». Trois ans : c'est l'horizon de cette partie. Elle ajoute au dossier de relèvement ses trois dernières pièces, le plan de suivi, le plan de sortie et le plan de préparation.